07 mai 2012

Luxo Jr. (de John Lasseter - Pixar) … Ou la naissance d’un logo !

Luxo Jr.

Luxo_Jr

En guise d’intermède, voici un petit court-métrage d’animation qui affiche déjà 26 ans au compteur… Luxo Jr. ! Signée Pixar (encore eux ^^), l’histoire de cette maman lampe de bureau jouant au ballon avec sa progéniture a fait date à plus d’un titre ! Outre l’occasion pour la bande à Lasseter de montrer tout le talent et l'innovation de sa jeune société en matière de techniques d’animation (notamment lors du SIGGRAPH 1986), Luxo Jr. constitue pour ainsi dire la base de l’identité actuelle de Pixar ! Créer une histoire pleine d’humour, de tendresse et de poésie, insuffler la vie à des objets quelconques du quotidien et les rendre attachants, distiller avec légèreté et profondeur un petit fond ou une vraie réflexion (ici, une banale scène de la vie quotidienne entre une mère et son enfant parvient à rendre tangibles toute la force et la complexité de la notion d’amour maternel !), … Mais surtout, ce court-métrage donne son célèbre logo à Pixar (voir l’image ci-dessous) ! John Lasseter, au moment de choisir son «personnage», chercha un objet à portée de main… Son choix s'arrêta sur sa lampe de bureau, une Luxo. Comme quoi… Les grandes aventures commencent souvent de la plus simple des manières ! ^^ Le succès à la fois populaire et professionnel de Luxo Jr. propulsa la carrière et la notoriété de Pixar au firmament du cinéma d’animation, firmament duquel la firme n’est jamais descendue depuis ! Ce succès fut tel que de très nombreux films réalisés par Pixar regorgent de références à ces deux petites minutes (WALL-E, Toy Story, Red’s Dream, …) ! Néanmoins, les personnes pensant qu’il s’agit là du premier court-métrage de Pixar n’ont pas tout à fait raison… Leur véritable premier court-métrage, celui qui révolutionna l’animation dans le septième art, n’est autre que Les Aventures d’André et Wally B. (d’Alvy Ray Smith)… Créé deux ans plus tôt ! Pour terminer sur l’œuvre qui nous intéresse aujourd’hui, disons juste que les années n’ont pas trop altéré son charme et que les bruitages sont sympas (en particulier celui du «bébé», lorsqu'il s'adresse à sa maman). En trois mots: mignon et historique ! ^^

Logo_Pixar___Luxo_Jr

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01 février 2012

Tin Toy (de John Lasseter - Pixar)

Tin Toy

Tin_Toy

Aujourd’hui, petit intermède «gentillet» avec un court-métrage signé John Lasseter: Tin Toy ! Bien que je le trouve moins intéressant que les courts-métrages Pixar précédemment chroniqués sur mon blog, Tin Toy a cependant plusieurs cordes à son arc qui en font une œuvre essentielle dans l’histoire des studios «à la lampe de bureau». D’une part, le récit de cet «homme-orchestre jouet» tentant d’échapper à un bébé aux allures de monstre géant destructeur a directement inspiré le légendaire Toy Story, rien que ça ! Certains des jouets effrayés qui se cachent pour ne pas tomber entre les mains de cet «horrible» bébé seront d’ailleurs repris dans le long métrage culte de Pixar ! Sans Tin Toy, il n’y aurait peut-être pas eu de Toy Story et, par voie de conséquence, ni de Ratatouille, WALL-E et autres films d’animation qui ont fait la joie de tant d’enfants… Et d’adultes comme moi ! ^^ Il convient donc de mesurer toute l’importance de ce petit court ! D’autre part, la qualité de l’animation s’est nettement améliorée depuis Red’s Dream (pourtant réalisé seulement un an auparavant) ! Elle s’améliorera même encore l’année d’après avec le fameux Knick Knack, véritable virage dans l’histoire du film d’animation en général ! Pixar, entre 1986 et 1990, était en pleine ébullition et avançait à pas de titan dans les techniques et technologies de l’animation 3D ! Malgré le côté perfectible de Tin Toy (notamment dans l’aspect du bébé), Lasseter obtint tout de même l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation 1989 pour cette petite histoire aussi drôle que sympathique et à la chute fort amusante (tous les parents ont vécu ça au moins une fois, voir un enfant s'amuser plus avec l'emballage qu'avec le cadeau lui-même ! :-)) ! A noter que Tin Toy est aussi la principale source d’inspiration du magnifique court-métrage L’Homme-orchestre, l’une des meilleures réalisations du génie de Pixar ! Enfin, signalons que Lasseter et son équipe (dont le talentueux Bill Reeves) remercient chaleureusement dans le générique de fin un certain Steve Jobs, l’homme qui avait offert sa chance à Pixar quelques années auparavant (voir mon article intitulé Les Aventures d’André et Wally B. (d’Alvy Ray Smith)… Ou le «Big Bang» de l’animation 3D par ordinateur !) et qui permit financièrement à cette minuscule entreprise de devenir ce qu’elle est aujourd’hui ! Un court-métrage historique plein d’humour et très divertissant !

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28 août 2011

Les Aventures d'André et Wally B. (d'Alvy Ray Smith) ... Ou le "Big Bang" de l'animation 3D par ordinateur !

Les Aventures d'André et Wally B.

Les_Aventures_d_Andr__et_Wally_B

Il est intéressant de constater que l’exercice du court-métrage a souvent fait office de "laboratoire" du cinéma. Souvenez-vous de La Sortie de l’Usine Lumière à Lyon… Dans une moindre mesure, voici une autre œuvre qui a permis au cinéma d’explorer de nouvelles contrées: Les Aventures d’André et Wally B…. Très peu de gens se souviennent de ce court-métrage d’animation qui a tout de même 27 ans ! Et pourtant, sa contribution au cinéma d’animation 3D actuel est capitale ! En fait, on peut même dire que ce film dont la durée n’excède pas deux minutes est la pierre angulaire de tout ce pan du septième art ! J’exagère ? Ho que non ! Voici sa petite histoire…

De retour du SIGGRAPH 1983, Alvy Ray Smith et Ed Catmull, des infographistes travaillant pour Lucasfilm Ltd. (la célèbre société de production de George Lucas, le père de Star Wars), décidèrent de réaliser un petit court-métrage pour le SIGGRAPH de l’année suivante afin de montrer au petit monde de l’infographie leurs nombreux talents ! A travers ce projet, ils se fixèrent plusieurs objectifs: petit un, proposer l’animation la plus fluide possible d’un personnage articulé, du jamais fait à l’époque. Petit deux, mettre en valeur leurs récentes trouvailles en matière d’animation, notamment ce que l’on appelle le flou de mouvement (où la capacité de rendre flou un personnage dans la direction du mouvement pendant une image, technique qui permet un meilleur rendu dans le "liant" des actions). Enfin, le dernier objectif était de défier la maison mère de Lucas en prouvant que la petite division de Smith était capable de créer une vraie histoire de A à Z utilisant toutes les techniques cinématographiques de base dans le but de se voir confier un jour un vrai projet de long métrage ! Que d’ambition !

Exemple_de_flou_de_mouvement__une_roue_ 

Exemple de flou de mouvement (une roue)

Mais il y avait un gros problème: l’équipe de Smith n’était composée que de techniciens de l’imagerie 3D, des scientifiques qui ignoraient presque tout de la "chose" artistique qui donnerait ce plus indéniable au projet… A l’époque, les démonstrations présentées lors des SIGGRAPH étaient aussi impressionnantes technologiquement parlant que navrantes sur le plan de la beauté artistique pure (des ballons qui tournent autour d’une chaise, des logos qui scintillent, … Mais aucun récit en guise de démonstration !). Catmull et Smith se souvinrent alors d’un certain… John Lasseter ! ! ! Et oui, c’est bien celui qui deviendra le génial créateur des Toy Story, Cars, Ratatouille et autres merveilleux films d’animation 3D de notre temps ! A l’époque, ce jeune animateur venait de se faire virer de chez Disney (à cause de l'échec commercial du film Tron sur lequel il avait travaillé ?). Smith donna carte blanche à Lasseter et l’orienta vers la conception d’un personnage principal à base de formes géométriques simples (sphères, cônes, …) afin d’optimiser la qualité de l’animation (plutôt que celle du graphisme pur dont les limites étaient difficiles à repousser à l’époque). Malgré la direction prise par Lasseter et Smith, la fluidité de l’animation n’était pas au rendez-vous, les formes utilisées manquant cruellement de flexibilité… C’est alors qu’Ed Catmull allait révolutionner l’animation 3D à lui tout seul ! Il décida de créer ce qu’il appela "la larme", une nouvelle figure géométrique issue du mariage d’un cône et d’une sphère ! Grâce à cet éclair de génie, Lasseter allait pouvoir se concentrer plus facilement sur la partie artistique sans se soucier du manque de souplesse des mouvements de ses personnages… Car c’est finalement deux personnages que Lasseter invente: André, un humanoïde très inspiré des premiers cartoons Disney et du Mickey Mouse originel, et Wally B., une abeille. Lasseter prit la décision d’axer la création de ses personnages vers un esprit comique et cartoon plutôt que de suivre ce que Smith avait en tête (un humanoïde plus traditionnel et stylisé science-fiction).

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André "géométrique" (ce dessin montre bien l'idée de la "larme" de Catmull qui représente le corps du personnage)

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André - par John Lasseter -

L’effet d’émulation de masse provoquée par la collaboration entre l’équipe de Smith et le jeune prodige Lasseter allait finalement hausser le niveau des objectifs de départ, chacun y allant de sa petite invention à l’image de Bill Reeves, un membre du groupe de Smith. Ce dernier allait également repousser les limites de l’infographie du début des années 80 en développant le système à particules (ou de particules)… Kézako ? En gros, c’est un système qui permet de donner "vie" à une entité (un feu de cheminée, par exemple) grâce à une multitude de petites particules (ou petits points) qui la composent et qui ont chacune leur évolution propre (chacune a sa durée de vie, sa vitesse, ...). Désolé, je sais que c’est un peu technique… C’est en tout cas à lui que l’on doit ce magnifique et novateur premier plan d’une grande forêt foisonnante constituée d’arbres et de brins d’herbe ! Il a "suffi" d'assigner une occurrence d'un objet arbre ou brin d'herbe à chaque particule ou point qui fait partie de cette forêt afin de la faire paraître massive et luxuriante. En gros, pour être plus schématique, on a dit à chaque particule ou point "Toi, tu seras un arbre." ou "Toi, tu seras un brin d'herbe." et le bon dosage des deux types d'objet a permis de donner cette fameuse forêt.

Ouverture___syst_me___particules 

Ouverture du court-métrage avec le système à/de particules de Bill Reeves

Forêt dans laquelle se réveille notre personnage principal, André. Il se retrouve face à face avec une abeille, Wally B., qui se met à le provoquer… Selon Smith, le personnage d'André personnifierait l'animation par ordinateur qui se réveille au début des années 80 et commence à prendre conscience du monde qui l'entoure (ce monde étant symbolisé par la forêt). Malgré cette explication, l'"intrigue" peut paraître faible à l’heure actuelle. Mais quand cette œuvre fut présentée lors du tant attendu SIGGRAPH de 1984, ce fut un véritable choc pour l’assemblée ! Un choc qui fut double: d’un côté, des innovations technologiques impressionnantes (le flou de mouvement, la larme et le système à particules), et de l’autre, une démonstration intégrée dans un récit humoristique et cohérent relatant une (courte) histoire… Du jamais vu ! Le public présent, essentiellement composé d’informaticiens, se demanda quels programmes, logiciels et ordinateurs avaient pu être utilisés pour créer quelque chose d’aussi dynamique, beau et drôle… Et Smith et son équipe répondirent simplement qu’ils avaient utilisé des ordinateurs et logiciels de création graphique tout ce qu’il y avait de plus traditionnel et qu’ils les avaient eux-mêmes boostés et améliorés ! La Classe ! En somme, ils n’avaient pas eu d’autre choix que de créer leurs propres logiciels !

Lucasfilm Computer Graphics Group, la petite filiale de Lucasfilm Ltd., avait réussi son incroyable pari ! Lasseter continua son travail au sein de cette division de Lucasfilm Ltd.… Jusqu’au jour où George Lucas himself, probablement peu convaincu par l'avenir du cinéma d'animation 3D (?), fit une erreur qu’il a dû regretter par la suite: il vendit Graphics Group à Steve Jobs (le cofondateur d’Apple, et oui !) qui renomma l’affaire… Pixar Animation Studios ! ! ! Voilà comment Pixar est né et a fusionné l’infographie et le cinéma avec autant de talent ! Sans la collaboration de Lasseter et Smith, rien n’aurait pu aboutir ! Et cette osmose entre la création artistique et l’innovation technologique permanente allait devenir la signature de la fantastique firme à la lampe de bureau ! Sous ses airs de petit court-métrage d’animation simpliste, Les Aventures d’André et Wally B. a tout simplement révolutionné son domaine et tous les spectateurs fans de l’Age de glace, Madagascar, Les Indestructibles, Shrek ou encore Le Monde de Nemo (pour ne citer qu’eux !) lui doivent beaucoup ! Un grand merci à Alvy Ray Smith, Ed Catmull, Bill Reeves et John Lasseter !

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8 courts-métrages signés Pixar

Les Indestructibles (de Brad Bird - Pixar)... Et un petit bonus !

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01 janvier 2011

~~ BONNE ANNEE 2011 !!! ~~

Bonne_Ann_e_2011____

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2011 pleine de prospérité, d'amour, de rêves et de réussites !

Et aussi une bonne santé, le plus important !

Je souhaite aussi que cette année 2011 soit un bon cru pour les cinéphiles (comme l'avait été 2009, par exemple) !

Voici 3 films que j'attends et que j'irai voir :

Tron Legacy

Tron_Legacy

J'espère que ce film sera à la hauteur du premier Tron et que les effets spéciaux ne constitueront pas uniquement le seul atout du film ! La chose rassurante qui me donne de l'espoir est la présence de Jeff Bridges (déjà là dans le premier)...

Cars 2

Cars_2

Le prochain Pixar ! Je n'ai JAMAIS été déçu par leurs films... Il n'y a aucune raison que cela change, je leur fait confiance ! Mais atteindre le niveau du premier opus sera difficile... Wait & see !

Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence

Pirates_des_Cara_bes_La_Fontaine_de_Jouvence

Ma plus grande crainte pour l'année 2011 ! ! ! J'avais adoré les deux premiers films (La Malédiction du Black Pearl et, surtout, Le Secret du Coffre Maudit !)... Mais le dernier acte était loin d'être à la hauteur ! Je reviendrai sur cette trilogie dans un prochain article.

Encore une fois, BONNE ANNEE 2011 à toutes et à tous ! ! !

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20 décembre 2010

8 courts-métrages signés Pixar ! Mon petit cadeau de Noël pour vous...

Pour profiter des fêtes de fin d’année comme il se doit et à l’approche du réveillon de Noël, voici une petite sélection regroupant mes huit courts-métrages Pixar préférés ! Du pur bonheur et des rires et sourires garantis… Sans oublier une bonne dose d’émotions et de réflexions. Régalez-vous ! ! !

Geri's Game

Geri_s_game

Haaaaa ! Commençons cette petite sélection de courts-métrages Pixar avec mon préféré: Geri’s Game (Le Joueur d’échecs, en français) ! Récompensé par l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation 1997, ce petit bijou d’originalité et d’humour nous propose un petit "conte" aussi simple qu’intelligent ! Il met en scène un vieil homme jouant aux échecs dans un parc (comme on en trouve beaucoup dans Central Park, à New York)… Jusque-là, tout est normal. Mais là où cela devient "bizarre", c’est que ce vieil homme joue tout seul contre lui-même ! ! ! Plusieurs thèmes sont abordés dans ces quatre merveilleuses minutes: la solitude, la place du troisième âge dans notre société et la dualité de la nature humaine. En effet, on voit aisément que ce pauvre vieillard solitaire possède deux personnalités bien distinctes: une plutôt calme, réservée, douce mais hésitante et l’autre plutôt arrogante et sûre d’elle. Et je pense que chacun d’entre nous se reconnaîtra en lui... L'essentiel étant que, comme pour Geri et sa partie d'échecs, notre "bon côté" l'emporte toujours ! Le tour de force de Pixar est d’apporter de vraies réflexions tout en faisant en sorte que cette partie d’échecs reste la plus réjouissante et drôle du cinéma ! Un chef-d’œuvre incontournable ! ! !

Knick Knack

Sur une chanson pêchue et originale interprétée par l’excellent et imprévisible Bobby McFerrin (Don’t Worry, Be Happy), Knick Knack marque à son époque un tournant technologique dans la finesse de l’animation et l’univers Pixar ! Cette histoire de bonhomme de neige désirant ardemment rompre la solitude (un thème très récurrent chez Pixar) et se rapprocher d’un joli brin de fille est un peu mélancolique mais pleine d’énergie, rafraîchissante et bourrée d’humour ! De nombreux clins d’œil aux vieux cartoons américains (genre "Merrie Melodies" ou encore "Warner Bros. Cartoons") sont présents et constituent un bel hommage à cette merveilleuse époque. Je pense notamment à la manière dont notre petit héros neigeux veut détruire sa petite "prison": marteau piqueur, TNT, … J’adore aussi le "Exit" pendant la chute ! Bref, c’est du tout bon ! Haaaaa... Liberté, quand tu nous tiens !

Red's Dream

Voici certainement le court-métrage le plus triste de la firme à la lampe de bureau (Luxo, quand tu nous tiens !)… L’histoire de ce petit monocycle en solde rêvant de reconnaissance et de jours de gloire dans un cirque vous laisse un goût amer… Tout en faisant preuve d’une délicate poésie. Encore ce thème de la solitude si cher à Pixar (comme dans Geri’s Game et Knick Knack, entre autres) ! Red’s Dream est une œuvre forte, mélancolique et qui retiendra, je l’espère, votre attention ! Tout simplement beau et émouvant.

Lifted

Lifted

Ce très amusant court-métrage passait juste avant chaque projection de l’excellent Ratatouille (je reviendrai sur ce film dans un prochain article) à l’époque où ce dernier sortait dans les salles obscures. L’histoire est super originale: un jeune extraterrestre passe son permis d’abduction mais a beaucoup de mal à s’en sortir devant tous les boutons du tableau de bord de la soucoupe volante ! En plus, son instructeur/examinateur n’a pas l’air commode… Pas vraiment de thème traité ici (peut-être l'éducation, la transmission du savoir de l'adulte au plus jeune...), uniquement du pur divertissement ! Lifted (Extra-terrien, en français) reste un de mes Pixar préférés, à savourer sans la moindre modération !

For the birds

For_the_birds

Place maintenant à l’un des courts-métrages Pixar les plus connus ! C’est aussi l’un des plus drôles ! For the birds (Drôles d’oiseaux sur une ligne à haute tension, en français) est l’"histoire" (un bien grand mot !) d’un grand oiseau à l’air idiot qui se pose en plein milieu d’une ligne à haute tension déjà occupée par un groupe de petits oiseaux. Remarquant qu’il a l’air un peu benêt, ils décident de se moquer de lui… Une manière comme une autre de montrer à ce grand échalas qu’il n’est pas le bienvenu ! Ils voient son arrivée comme une intrusion et sont même très agacés de voir la ligne à haute tension plier sous son poids ! Mais… Assez ! Je vous laisse regarder la vidéo et apprécier la formidable chute de ce court-métrage prônant la tolérance et le droit à la différence (comme dans Boundin’ - Saute-mouton, en français -). Manquer de respect à autrui, c'est d'abord manquer de respect à soi-même ! Il faut apprendre à connaître son prochain et sa vraie valeur avant de le juger bêtement ! Génial !

Boundin'

Cette petite fable chantonnée émerveille par ses très jolies couleurs mais aussi par la portée de son propos. A travers l’histoire de cet heureux agneau devenu tout triste parce qu’il a été tondu et parce que tous ceux qui l’admiraient pour sa gaieté se moquent à présent de lui, les auteurs de ce court-métrage aborde le thème de l’intolérance envers les gens différents (comme dans For the birds) ainsi que celui de la relativité des problèmes rencontrés dans la vie quotidienne et de la recherche du bonheur. Sûrement le court-métrage le plus original de Pixar et l’un de ceux qui redonnent le plus la pêche ! A noter: Gérard Rinaldi participe au doublage français et apporte une réelle valeur ajoutée à l'oeuvre originelle !

L'Homme-orchestre

L_Homme_orchestre

Ce très joli court-métrage est autant une réussite esthétique qu’intellectuelle ! Chacun des hommes-orchestres essaie de voler la vedette à l’autre pour obtenir la pièce d’or de la jeune fille qui, apeurée par le spectacle de leur malsaine compétition, va la perdre malencontreusement dans une bouche d’égout. Furieuse, elle ne compte pas en rester là… Plusieurs thèmes sautent aux yeux: une dénonciation de l’appât du gain, l’ambition (dans ce qu’elle a de néfaste) et, en extrapolant un peu, une critique en filigrane du système économique mondial actuel basé sur la concurrence à outrance, ne pensant qu’à l’argent et ne se souciant guère du bien-être du consommateur… Oui, je sais… C’est un peu exagéré concernant ce dernier thème ! Une magnifique réalisation qui fait de L'Homme-orchestre mon deuxième court-métrage Pixar préféré !

Presto

Presto

Diffusé juste avant le sublimissime WALL-E lors de sa sortie dans les salles obscures, ce court-métrage montre un incroyable progrès technologique sur le plan de l’animation pure… C’est simple: il est techniquement plus impressionnant que WALL-E lui-même ! Bien sûr, côté histoire et thèmes abordés, le petit robot écolo amoureux va bien au-delà de Presto. L’histoire de ce lapin rebelle sabotant le tour de magie de son "maître" magicien est un pur moment de délire, de folie et d’humour ! On peut y voir une petite éloge du travail en équipe et du respect d’autrui (savoir traiter son prochain d’égal à égal et savoir reconnaître ses compétences et son importance). A ce propos, la modification de l’affiche du spectacle du magicien est une jolie chute. En effet, le lapin Alec est mis en valeur sur l’affiche à la fin du court-métrage alors qu’au début, si vous remarquez, c’est le chapeau ! Mais Presto reste avant tout un pur divertissement d’une drôlerie qui confine au génie !

 

Si vous désirez faire un beau cadeau (c’est un peu tard, je le reconnais…), le DVD "La Collection des Courts-métrages Pixar – volume I" est une valeur sûre ! 13 courts-métrages, un petit documentaire sympa sur Pixar, plein de bonus cachés, … De quoi bien s’amuser, que l’on soit petit ou grand !

Collection_CM_Pixar_1

***Je vous souhaite à toutes et à tous de très bonnes fêtes de fin d'année et un excellent réveillon du 24 décembre !***

NOEL

 

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11 décembre 2010

2 cartoons Disney: The Story of Anyburg U.S.A. et Motor Mania

Attention : les deux vidéos suivantes sont en V.O. ! Je n'ai pas réussi à trouver de V.F. ni de V.O.S.T.F. et j'en suis désolé... Malgré cela, il me paraissait essentiel de vous les faire découvrir (ou redécouvrir) ! Pour ceux qui ont des notions correctes en anglais, cela reste assez abordable. Amusez-vous bien !

The Story of Anyburg U.S.A.

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Encore une madeleine de Proust ! Je me souviens parfaitement avoir vu ce cartoon à l’occasion d’un lointain Noël… L’histoire, plutôt originale, raconte un procès fait aux voitures de la ville d’Anyburg accusées de causer de nombreux accidents. Mais, durant ce procès, les masques tomberont et les vrais coupables seront démasqués: les conducteurs ! Vous l’aurez compris, ce petit bijou d’humour traite des incivilités et de l’irrespect chronique des hommes et femmes au volant. Malgré son vieil âge (1957), The Story of Anyburg U.S.A. reste encore largement d’actualité ! De même, notons la qualité de l’animation et des ressemblances étonnantes avec le film Cars (de John Lasseter – Pixar) sur le plan du design des voitures… Vraiment troublant. La chute finale, tristement réaliste, est bien vue. Il convient également de rendre hommage à la subtilité du titre: Anyburg est traduisible par "N'importe quel bled", ce qui sous-entend clairement que ce fléau est présent partout ! Pour ceux qui ont la chance de visionner ce court-métrage en V.F. ou en V.O.S.T.F., je vous le recommande fortement ! Surtout à l’approche des fêtes de Noël, époque idéale pour voir et revoir ces magnifiques cartoons américains (on en voit malheureusement de moins en moins…) ! Excellent… Même si cette petite œuvre n’a rien de véritablement original puisque… (La suite dans la seconde chronique, ci-dessous…)

Motor Mania

Motor_Mania

… Motor Mania, issu lui aussi des studios Disney, avait déjà traité de ce thème du comportement des êtres humains au volant ! C’était sept ans plus tôt, en 1950 ! Et c’est une figure célèbre de la marque aux grandes oreilles qui s’y colle, j’ai nommé Goofy ! … … … Vous ne connaissez pas Goofy ? ! ? Mais siiiiii… Dingo ! Et bien le nom anglais de Dingo, c’est Goofy ! Mais ici, ce n’est pas le Goofy tel que la plupart des gens le connaissent (avec une tête de chien très prononcée et encore plus maladroit que les personnages joués par Pierre Richard). Non. Ici, et comme dans tous les cartoons des années 40 et 50 dans lesquels il apparaît, Goofy représente Monsieur Tout-le-Monde, le citoyen lambda ! Physiquement, il est plus proche de l’être humain traditionnel que du célèbre Dingo. Plus court que The Story of Anyburg U.S.A., Motor Mania n’en demeure pas moins tout aussi drôle ! Le personnage principal, le gentil Mr Walker (terme qui signifie marcheur), est comparé au Docteur Jekyll se transformant en Mr Hyde: une fois au volant de sa voiture, il devient le colérique et antipathique Mr Wheeler (le mot wheel signifiant roue… Vous saisissez la petite "subtilité" ?). Ce film a même été diffusé dans les écoles de conduite américaines pour sa valeur éducative et son propos plein de sagesse, bien que caricatural. Ma préférence va plutôt pour The Story of Anyburg U.S.A…. Mais Motor Mania reste une valeur sûre des cartoons Disney (et même des cartoons en général, d’ailleurs).

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07 novembre 2010

Les Indestructibles (de Brad Bird - Pixar)... Et un petit bonus !

Les Indestructibles

Les_Indestructibles

Les Indestructibles est une très bonne parodie rendant hommage aux films de super-héros et d’espionnage. Ce splendide film d’animation (Pixar a marqué une forte progression technique avec cette œuvre) est truffé de références: Les 4 Fantastiques (le comics, pas le long métrage…), James Bond, Spider-Man, … C’est un vrai régal pour le spectateur de les repérer ! L’histoire de cette famille de super-héros sortant de sa retraite (les super-héros ont été interdits d’"exercer" suite à certains problèmes de troubles à l’ordre public…) pour contrer un super-vilain a beau être assez banale, elle décrypte astucieusement les codes du film de supers-héros… Pour autant, même si le "décryptage" est efficace, Les Indestructibles ne parvient pas à se démarquer du genre et, pire, abuse de certains clichés… Son seul bémol. Pour le reste, c’est du tout bon (plus particulièrement la B.O., excellente et très dynamique, et le doublage français [mention spéciale à Amanda Lear en Edna Mode]) ! Les thèmes principaux sont la famille et la place de l’individu dans la société… En effet, le film défend (naïvement ?) l’idée que chacun doit apporter ses compétences naturelles (et j’insiste sur ce dernier mot ! ! !) au service de la société, chose très rare actuellement tant la majorité des gens exercent par défaut une fonction dans un but uniquement "matériel" (se nourrir, …). Certes, il existe quelques exemples du contraire… Malheureusement trop rares… On trouve d’autres thèmes secondaires: la solitude, l’ambition, … Bref, s’il n’est pas aussi révolutionnaire qu’un WALL-E ou qu’un Ratatouille, Les Indestructibles reste quand même un très bon Pixar qui vous fera passer un agréable moment en famille ! Enfin, précisons une petite chose: l’ombre du génial Alan Moore (l’auteur du parfait V pour Vendetta) plane au-dessus de ce film qui retire beaucoup de l’une de ses œuvres maîtresses… Watchmen !

Baby-sitting Jack-Jack

Baby_sitting_Jack_Jack

Un peu comme ce qu’est BURN-E à WALL-E, Baby-sitting Jack-Jack (que j’abrégerai pour des raisons pratiques BSJJ) est un court-métrage qui s’inclut directement dans le film Les Indestructibles (voir ci-dessus). Ce petit moment de rire absolu raconte l’histoire d’une séance de baby-sitting hors du commun où le spectateur en apprend plus sur le petit dernier de la famille Parr… Le bébé super-héros qui s’ignore possède des très puissants pouvoirs (la téléportation, le vol, les rayons laser partant des yeux, …) qui rendent notre pauvre baby-sitter totalement folle ! L’apparition finale de Syndrome est bien vue et permet à l'ensemble de se raccorder parfaitement avec la fin de l’histoire principale du film Les Indestructibles. BSJJ est encore une preuve de l’incroyable talent de Pixar en matière de courts-métrages ! ! ! Enjoy !

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8 courts-métrages signés Pixar

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