Troubles

Troubles

Les apparences sont parfois trompeuses… Polar méconnu du grand public mais réputé parmi les cinéphiles pour son "twist ending", Troubles ravira les amateurs d’histoires tordues et sulfureuses ! Tout commence avec une sortie de route… Dan Merrick et sa femme survivent miraculeusement à un grave accident de voiture ! Néanmoins, le mari en sort grièvement blessé: en plus d’être défiguré, le pauvre bougre souffre d’amnésie suite à d’importantes lésions cérébrales ! Heureusement pour lui, son épouse fait tout afin de l’aider à retrouver un quotidien normal. Après plusieurs interventions, Dan récupère son visage et peut commencer à revivre. Il reprend son travail, revoit ses amis, … Mais de terribles visions le hantent et lui rendent ce retour à la vie pénible ! Pour couronner le tout, il découvre par hasard des négatifs sur lesquels sa femme est en plein ébats sexuels avec un mystérieux inconnu ! Merrick décide alors de mener son enquête et tombe rapidement sur une piste: il rencontre un certain Gus Klein, le détective privé à l’origine de ces clichés… A partir de là, Dan Merrick va aller de surprise en surprise en rebroussant le trouble chemin de son passé et finira par comprendre les images cauchemardesques qui le persécutent depuis le début de sa convalescence ! Le réalisateur de L’Histoire sans fin nous plonge dans une intrigue des plus sinueuses où le spectateur avance dans le brouillard au même rythme que le pauvre personnage joué par Tom Berenger. Les rebondissements sont légion et tiennent en haleine jusqu’au coup de théâtre ultime qui, comme je le disais au début de ma chronique, a sa petite réputation… En effet, parmi tous les films vus jusque-là par votre humble serviteur, la révélation finale de Troubles fait partie de mes préférées (comme celle de Sexcrimes) ! Je me souviens parfaitement du choc que j’ai eu lors de mon premier visionnage du film de Petersen… Et pourtant cela fait des lustres ! Ca glace le sang ! Mais le scénario n’est pas le seul et unique atout de l’œuvre, non. Il convient de rendre hommage à la qualité de la distribution (Tom Berenger trouve ici son meilleur rôle et Bob Hoskins est tout simplement épatant !), à la photographie et surtout à la B.O. du monumental Alan Silvestri (mon compositeur préféré ! ^^)… B.O. qui participe pour beaucoup à la tension permanente du film et sans laquelle cette atmosphère poisseuse n’aurait pas été aussi prenante ! Ajoutez à ce beau programme un agréable soupçon d’érotisme (la ravissante Greta Scacchi y est pour quelque chose… ^^’) et vous obtenez là un polar redoutable d’efficacité doublé d’un subtil hommage au genre du film noir ! P.S.: avis aux cinéphiles ! Je sais que ce film s’est inspiré d’un téléfilm français (oui, oui) avec dans le rôle principal l’acteur Jean-Pierre Bouvier… Je l’ai déjà vu mais impossible de me souvenir du titre (pourtant je n’ai pas fait de sortie de route comme Dan Merrick ! ^^) ! Si quelqu’un s’en rappelle ou possède une piste, je suis preneur… Merci ! :-)