Avant-première du film Oxygène (de Hans Van Nuffel) - mardi 4 octobre 2011 à 19h30 au cinéma Pathé Orléans - Place de Loire
Petit article promotionnel aujourd'hui avec un film (Oxygène) qui traite de la mucoviscidose et que l'on doit à un jeune réalisateur belge nommé Hans Van Nuffel, lui-même atteint de cette maladie. Merci de prendre le temps de lire les quelques lignes ci-dessous (dont les véritables auteurs sont les responsables de la Virade de l'espoir de l'agglomération orléanaise). :-)
" Bonjour à tous !
Le JT de 20 h de TF1 parlera du film la veille de la sortie et France 2 en parlera dans l'émission de Frédéric Taddeï.
Petite sélection de sites Internet de quizz cinéma
Cela fait longtemps que je n’ai pas proposé de quizz… Mais aujourd’hui, je troque ma casquette de concepteur contre celle de «chercheur». J’ai mis de côté mon logiciel trop lourd et obsolète pour vous faire plutôt une petite sélection des meilleurs sites de quizz cinéma sur Internet. Sept sites au total, assez différents les uns des autres. Il y en a pour tous les goûts: quizz destinés aux «débutants» (L’Internaute et TV5MONDE), quizz un peu plus «corsés» (Joiade), quizz visuels (Cinéma Quiz), … Régalez-vous !
L’Internaute – Quiz catégorie Cinéma
(le plus abordable pour se lancer !)
----------
TV5MONDE – Quiz catégorie Cinéma
----------
----------
(à voir et à tester: la rubrique Quiz Visuels… Excellent !)
----------
----------
----------
Joiade – Les Best QuizzsCinéma gratuits du Web
(à réserver plutôt aux cinéphiles !)
Quizz précédents:
Ciné Quizz 2, 3, 4 et 5 (100 questions)
Ciné Mix 1, 2 et 3 (40 questions)
Séries Quizz 1, 2 et 3 / Séries Mix 1 et 2 (160 questions)
Jiang Nan et le guzheng (musique chinoise)
Aujourd'hui, oublions un peu le cinéma pour parler musique, et plus exactement musique chinoise. Un de mes collègues (Eric, pour ne pas le nommer ^^) m'a fait découvrir une artiste incroyable: Jiang Nan. Cette artiste, basée en France depuis quelques temps déjà, pratique avec talent le guzheng, une cithare chinoise. Proche du koto, cet instrument dévoile un son aussi délicat que puissant invitant à la méditation et à la contemplation ! Un son qui plonge celui qui l'écoute dans la vraie Nature du monde. Etrangement (ou pas), l'objectif est identique au buto japonais (qui est une danse, je le rappelle): l'ouverture de l'esprit à son environnement et la conscience que l'être fait partie intégrante de l'univers. La sensibilité et la dextérité de Jiang Nan font le reste...
Je vous propose d'écouter un morceau (ici, Jiang Nan est en duo avec Lakhdar Hanou qui joue de l'oud - un luth oriental -). Notez cette incroyable osmose entre les deux instruments qui pourtant développent chacun une puissance phénoménale ! Vous découvrirez d'autres vidéos de ce type dans la rubrique "écouter & voir" du site officiel de la musicienne toulousaine (voir lien ci-dessous). Bonne écoute !
DEUX LIENS INTERNET POUR EN SAVOIR PLUS:
Logorama (de H5 : François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain)
Aujourd’hui, place à une petite curiosité: Logorama est un court-métrage français qui a marqué les esprits ! De très nombreuses récompenses (dont le prestigieux Oscar du meilleur court-métrage d’animation 2010), une animation originale et surtout une histoire vraiment… Bizarroïde ! Dans un univers où les paysages, les objets et les personnes sont toutes et tous des logos (!), deux policiers Bibendum traquent un truand à l’effigie de Ronald McDonald. Une course-poursuite effrénée s’engage dans les rues. McDonald, pressé par les deux flics, a soudain un accident qui le contraint à prendre un enfant en otage dans un restaurant… Mais au même moment, un gigantesque tremblement de terre fait son apparition et commence à tout détruire dans la cité ! Quelques personnes tentent de s’organiser pour survivre face à cette apocalypse «imprévue»… Loufoque, barré, hystérique, … Logorama est un peu tout ça. Mais subversif est certainement l’adjectif qui lui colle le mieux à la peau ! Au fond, que voit-on pendant ces seize minutes ? Une violente course-poursuite, certes. Mais la vraie violence est ailleurs… Dans les 3000 logos (environ) qui phagocytent la ville et les êtres vivants qui la composent ! L’individu n’est plus qu’une image sans personnalité, victime d’un marketing féroce qui l’oppresse et ne lui laisse plus aucun espace d’expression ni de création ! La surconsommation domine le monde et le mène au bord du chaos, tel un monstre créé par un savant fou qui n’a plus le moindre contrôle sur lui ! La décadence d’une société industrielle qui s’est perdue dans la quête du progrès et de la modernité et qui n’a trouvé que le modernisme (l’illusion de la modernité), voilà ce que l’on voit véritablement pendant ces seize minutes. Si vous voulez savoir la différence précise que je fais entre les deux notions de modernité et modernisme, je vous renvoie à ma chronique sur le film Le Mariage de Tuya (de Wang Quan’an). Pour le reste, on s’amusera à reconnaitre les nombreuses marques pullulant sur l’écran et on se régalera également avec le doublage français. Omar Sy et Fred Testot (le fameux tandem Omar et Fred) font un show d’enfer… Mention spéciale au second et à la voix qu’il "compose" pour Ronald McDonald ! Une divertissante, belle et intelligente découverte qui ne fait que confirmer une chose dont je suis depuis longtemps persuadé: le cinéma français devrait davantage accentuer ses efforts dans les genres de l’animation et du court-métrage plutôt que de rester «cramponné» à la sacro-sainte comédie ! De nombreux talents restent encore trop méconnus, à l’image de Maximilien Royo, l’un des animateurs de Logorama et dont je vous avais déjà parlé dans un précédent article: L’Ame seule ----- Petits Pois / Carottes (2 courts-métrages de Cédric Berthier, Jean-Sébastien Leroux et Maximilien Royo). L’animation et le court-métrage… Il faut favoriser ces deux pépinières à fort potentiel (les mettre plus en valeur par le biais de festivals et programmations télé visibles, améliorer les formations en place et en proposer de nouvelles, …) ! Cela permettrait peut-être à la France de revenir sur le devant de la scène internationale…
La Maison de l'horreur (de William Malone)
«Un film d’horreur ! Un film d’horreur !»… Très bien, très bien… A la demande générale (hein ? Comment ça c’est n’importe quoi ? !), laissez-moi vous conter l’histoire d’un couple d’excentriques qui, pour pimenter leur déjà bien étrange relation amoureuse, a décidé de fêter l’anniversaire de Madame dans un endroit très spécial… Stephen Price, le magnat des parcs d’attractions, a une mission: rechercher un lieu insolite et original pour fêter l’anniversaire de sa «tendre» épouse, la troublante Evelyn Stockard-Price… Il trouve le lieu idéal en la bâtisse d’un hôpital psychiatrique désaffecté ! Rien que ça ! On raconte que, dans les années 30, un certain docteur Vannacutt y pratiquait des opérations douteuses relevant plus de la torture que du soin médical… Haaaaa, les rumeurs et autres histoires à dormir debout… Evelyn a préparé une liste d’invités mais son «aimant» époux en décide autrement: il change au dernier moment cette fameuse liste en y inscrivant des personnes plus à sa convenance. Mais le jour J à l’heure H, une chose curieuse se produit: les cinq invités qui arrivent à l’hôpital ne sont ni ceux de Madame Price (logique) ni ceux de Monsieur Price (beaucoup moins logique ^^) ! Evelyn soupçonne son mari de vouloir lui jouer un mauvais tour, et réciproquement ! D’abord dérouté puis très vite amusé par cet imprévu meeting, Stephen décide quand même de poursuivre le jeu et d’expliquer à la mystérieuse petite bande les règles de la sauterie nocturne qui s’annonce. Elles sont aussi simples que stupéfiantes: chaque participant qui sera en vie le lendemain matin recevra un chèque d’un million de dollars ! William Malone parvient à insuffler une nouvelle énergie au genre du film de maison hantée. Bien meilleur que le faiblard Amityville: La Maison du diable et le mal-aimé (à tort !) Hantise, La Maison de l’horreur prend aux tripes dès les premières secondes de l’angoissant générique de début (voir la vidéo ci-dessous) et vous les tord jusqu’au dénouement final ! Si la réalisation, la mise en scène et le montage sont de qualité, il faut surtout souligner l’excellence des bruitages, de la B.O. (le thème du générique de début, le titre Sweet Dreams de Marilyn Manson et l’ensemble des compositions de Don Davis forment un macabre régal !) et de la photographie. Et le scénario ? N'allez pas croire qu'il n'y en a aucun. Ces cinq invités ne sont pas là par hasard... Une clé de l'énigme est livrée au tout début du film, soyez attentifs ! :-) Quant aux actrices et acteurs, c’est un peu inégal… D’un côté, Geoffrey Rush surnage par son immense talent (à noter: le nom de son personnage – Price – est un clin d’œil à l’acteur Vincent Price qui interprétait le rôle de Frederick Loren dans le film La Nuit de tous les mystères… Dont La Maison de l’horreur est le remake !) et Famke Janssen arrive tant bien que mal à lui renvoyer la balle, et de l’autre, Taye Diggs et Chris Kattan (pour sa défense, son rôle est assez stéréotypé) en font des caisses ! Mais ce petit «grain de sable» n’arrive fort heureusement pas à gripper la mécanique bien huilée qu’est House on Haunted Hill. Bien qu’officiellement interdit aux moins de 12 ans, je pense qu’il est préférable de l’interdire aux moins de 16 ans… Certaines scènes sont vraiment effrayantes (les hallucinations cauchemardesques de Stephen Price dans la «machine» - avec la marquante créature féminine sous-marine -, le fugace passage où Vannacutt apparaît sur les moniteurs de contrôle, le sort peu enviable de Melle Marr, …) et, bien que basé sur l’angoisse pure, le film réserve quand même son petit tonneau d’hémoglobine AOC ! Pas étonnant quand on sait que le génial Gregory Nicotero (Une Nuit en Enfer, Kill Bill, …) est derrière les manettes des effets spéciaux ! Mais rassurez-vous quand même, une bonne dose d'humour noir vient alléger la tension permanente et se glisser subtilement entre les passages «délicats». C'est d'ailleurs ce qui permet à l'oeuvre de tenir dans la durée et qui, paradoxalement, rend les scènes d'horreur encore plus délectables et efficaces ! En bref, si vous avez envie d’une petite suée pas trop méchante mais un peu quand même, d’un film à l’esthétisme classe et un brin gothique, et si vous aimez les maisons hantées ou que vous avez envie de vous réconcilier avec, alors n’hésitez pas à plonger la tête la première dans l’univers glauque et morbide de La Maison de l’horreur ! Et pour vous convaincre un peu plus, sachez tout de même que Robert Zemeckis et Joel Silver ont produit ce long métrage… Un excellent remake (c'est rare !) qu’il faut absolument réhabiliter parmi les grands films d’horreur !
Un p'tit conseil pour la vidéo... Montez le son !
Scènes de crimes (de Frédéric Schoendoerffer)
Le genre du film policier souffre d’un mal qui le ronge depuis des années: l’action à outrance ! On a l’impression qu’être flic c’est être agent secret ! N’importe quoi. Le quotidien le plus banal d’un policier ne ressemble pas à ce que l’on peut trouver dans les trop nombreux émules de Die Hard (qui est en soi très bon, soyons clairs !)… Et ce mal touche aussi bien les films américains que les films européens. La France n’est pas en reste, mimant trop souvent le voisin outre-Atlantique avec autant de grossièreté que d’"assurance" (quelques exceptions existent heureusement: Peur sur la ville, Le Cousin, Le Cercle rouge, …) ! Pourtant, certains réalisateurs (à l'image du regretté Alain Corneau) ont tenté et tentent encore d’explorer d’autres horizons en matière de polar… Ce fut le cas de Frédéric Schoendoerffer et son premier film au titre volontairement "jargonneux", Scènes de crimes. Ce dernier est le bréviaire d’un nouveau type de policier qu’il faut encourager et explorer davantage: le "docu-polar". L’histoire est simple et sans extravagance: suite à la disparition d’une jeune femme, deux policiers mènent l’enquête et découvrent qu’il y a probablement un tueur en série qui court dans la nature et sévit depuis plusieurs années. Mais les indices et témoignages recueillis ne permettent pas d’avancer grandement… D’autant plus que nos deux protagonistes ont fort à faire avec leurs problèmes personnels. Très très peu de scènes d’action (ceux qui attendent ça d’un policier, passez votre chemin !) et une enquête qui progresse très lentement, aucune surenchère de violence, de vrais dialogues réalistes, simples et sans charabia, une immersion "chirurgicale" totale dans le travail quotidien (pas toujours passionnant mais nécessaire) de la police, des décors sans chichi, … Bref, nul esthétisme superflu ne vient polluer le bon déroulement du film ! Et paradoxalement, ce refus intentionnel d’esthétisme est à sa façon une forme d’esthétisme très appréciable qui pousse le spectateur à se concentrer uniquement sur le contenu du film (le travail d’enquête, les vies personnelles des deux policiers, …). Niveau contenu, justement, quelques thèmes sont abordés (solitude, violence, ville, ...) et une vraie question est posée: comment faire cohabiter au mieux vie professionnelle et vie privée ? Surtout quand on exerce dans la police et que la mort et la folie s'invitent soudainement dans le quotidien le plus commun... La réponse (honnête) est en quelque sorte: pas d'autre choix que de faire avec... Tout simplement. Un certain réalisme poisseux et lugubre se dégage progressivement de Scènes de crimes, comme une sorte de marécage dans lequel le spectateur s’embourbe lentement avec fascination. Tout va dans ce sens: les couleurs sont sombres (photographie maîtrisée); la musique de Bruno Coulais (Microcosmos et Océans, entre autres) belle, mélancolique et inquiétante; la mise en scène légèrement statique et l’interprétation sobre et solide (André Dussollier est énorme et Charles Berling – dont je ne suis pourtant pas fan – s’en sort vraiment très bien, permettant au duo d’être crédible). Simplicité, patience, authenticité, humilité, humanité … Voilà cinq ingrédients à partir desquels Schoendoerffer a su tirer un polar captivant s’intéressant pourtant plus au travail d’enquêteur qu’à l’enquête elle-même. Et le résultat réserve son lot de tensions malgré le manque d’action (ou plutôt grâce au manque d’action). Une expérience intéressante, entre documentaire et fiction, que je conseille à celles et ceux qui en ont marre des polars ou thrillers "à l’américaine" !
Mer amère - Nimmermeer - (de Toke Constantin Hebbeln)
Restons encore un peu dans le moyen métrage avec une réalisation allemande aussi rare qu’inspirée: Nimmermeer… Ce qui signifie en français Jamais plus ou Plus jamais (comme vous voulez). Mais la traduction choisie fut Mer amère… Une judicieuse traduction, pour une fois ! D’une part, elle se rapproche euphoniquement du titre original et d’autre part, elle respecte l’atmosphère et l’intrigue du film. Fortement influencé par les très longs métrages nordiques Pelle le conquérant (de Bille August) et Fanny et Alexandre (d’Ingmar Bergman), Nimmermeer raconte l’histoire d’un enfant confronté bien jeune au monde brutal des adultes. Jonas et son père, Helge, vivent dans un petit village de pêcheurs qui se situe sur le littoral de la Mer du Nord. Très pauvres, ils sont pourtant très heureux ensemble et s’aiment énormément. Le père, pêcheur très respecté dans sa communauté, raconte souvent des histoires fantastiques à son fils qui se met alors à rêver… Mais Helge décède brusquement et Jonas se retrouve orphelin du jour au lendemain. Les autres pêcheurs du village ne se souciant guère de sa situation, c’est le pasteur qui décide finalement de l’emmener chez lui… Pour le plus grand malheur de Jonas ! Tyrannique, exigeant une discipline et une soumission sans faille de la part de l’enfant, cet homme ne se révèle pas aussi doux et aimant que son défunt père et ne partage pas les mêmes valeurs de respect, de tolérance, de travail et d’amour qui sont autant d’héritages auxquels Jonas tient absolument ! Comme ces merveilleuses histoires que lui racontait Helge, d’ailleurs. Désespéré, le jeune enfant rencontre un jour Grido, un nain magicien qui travaille dans un cirque itinérant et qui va lui redonner le goût de vivre et de sourire en lui narrant de fabuleuses histoires et aventures féeriques ! Plus qu’un nouveau père, Grido va devenir un guide pour Jonas et lui entrouvrir la porte d’un univers magique… L’œuvre de Toke Constantin Hebbeln traite d’un de mes thèmes préférés: le pouvoir du rêve et son impact positif sur la réalité. Comme dans Le Labyrinthe de Pan et Brazil, seul le rêve peut redonner de la force et de l’espoir quand tout va mal autour de soi. Et c’est parfois cette force immatérielle qui peut permettre à n’importe lequel (ou laquelle) d’entre nous de déplacer des montagnes colossales ! J’en suis intimement convaincu ! L’enfance (sa relation au monde des adultes et le "passage" de l'un à l'autre) est le deuxième grand sujet du film. L’idée que l’adulte doit guider et respecter l’enfant comme son égal et même plus (puisqu’il s’agit de son avenir) est implicitement martelée tout au long du film. Bien sûr, les thématiques de l'éducation, de la famille, de la paternité et de l’amour sont également présentes, étant directement liées à celle de l’enfance. La mort et le deuil sont aussi abordés (normal au regard du scénario) mais le traitement reste assez classique dans son ensemble. D’un point de vue technique, les "bons points" sont nombreux: une B.O. ensorcelante et mélancolique (un très grand BRAVO à Martina Eisenreich pour son travail), une photographie parfaite (pour vous dire, je n’ai pas encore trouvé mieux dans ce domaine… Ce "mélange" de sépia, de bleu, de noir et de beige... Même le remarquable Avalon est un cran en-dessous !), une excellente interprétation (Manni Laudenbach, qui interprète Grido, est prodigieux et son élocution capterait même l'auditoire le plus dissipé !) et une réalisation maîtrisée. On comprend mieux les nombreux prix obtenus par ce chef-d’œuvre méconnu, notamment le prestigieux Foreign Film Award des Student Academy Awards 2007 (l’Oscar du meilleur film d’étudiant étranger, en gros). Sensible, émouvant, poétique, beau, profondément intelligent et s'adressant aussi bien aux adultes qu'aux enfants (et oui !), Mer amère n’a qu’un seul défaut: celui de ne passer que trop rarement à la télévision ! Oscillant entre conte fantastico-philosophique et fable socio-familiale, ce moyen métrage ambitieux n’était pas loin de figurer en bonne place dans mon Top 30 mais demeure malgré cela mon film préféré dans ce format si particulier dont il est l’un des dignes représentants ! A voir absolument ! ! ! N.B.: et cette affiche... N'est-elle pas magnifique ?
Petit bonus: vous trouverez ci-dessous un lien Internet vers la B.O. du film… Régalez-vous !
B.O. de Mer amère - Nimmermeer - sur Deezer
La Puce (d'Emmanuelle Bercot)
Marion a 14 ans et passe ses vacances en Normandie avec sa famille. Elle rencontre un jour Marc, un homme 21 ans plus vieux qu’elle. Commence alors entre eux un léger et enivrant jeu de séduction qui n’ira pas plus loin… Pour le moment ! Car une fois revenue à Paris, elle retrouve son flirt de vacances et le voit régulièrement. De plus en plus attirée par lui, Marion a envie de davantage mais hésite. C’est alors que Marc va se montrer plus "direct": il l’invite dans sa chambre mais la jeune adolescente est trop timide et effrayée pour lui offrir sa virginité. Finalement, et malgré sa réticence et plusieurs hésitations, Marion se laisse aller et découvre peu à peu les plaisirs charnels avec son nouvel amant… Pour son troisième film (mais c’est presque un premier film tant les précédents s’apparentent à des "essais"), Emmanuelle Bercot se lance dans un sujet délicat ! En filmant l’histoire de cette jeune fille qui découvre sa sexualité avec un homme beaucoup plus mûr qu’elle, la jeune réalisatrice (à l’époque) aurait pu tomber dans de très nombreux pièges: images racoleuses, dialogues trop crus, personnages stéréotypés, … Mais il n’en est rien ! Elle arrive à conserver un réalisme saisissant tout en proposant des plans très esthétiques, sensibles et pudiques. Pas évident… Les dialogues, comme les gestes des interprètes, sont pesés et effleurent avec une incroyable légèreté la caméra qui s’insinue parfaitement entre les corps. L’idée de pédophilie peut traverser l'esprit du spectateur (ce fut mon cas) sans pour autant être clairement identifiable et identifiée… C’est très étrange ! On a plus l’impression d’être devant une étape naturelle et presque saine (j’essaie de peser mes propos mais ce n’est pas simple, un peu d'indulgence !) de la vie d’une jeune fille qui découvre son corps et le plaisir charnel que d’être devant l’acte de prédation d’un trentenaire lubrique. Certes, il a 35 ans et elle n’en a que 14 ! Moi-même, sorti du moule d’une éducation tout ce qu’il y a de plus classique, je ne suis pas encore totalement convaincu par ce que je dis. C’est compliqué et seul(e)s celles et ceux ayant vu le film peuvent mesurer mes termes. Les peurs et désirs de l’adolescence, le plaisir (de la chair) et la famille sont les principaux thèmes de ce moyen métrage (42 minutes) audacieux. L’interprétation est particulièrement juste, la grande révélation du film étant la sublime Isild Le Besco (elle-même adolescente à l’époque), pleine de tempérament et de douceur. La photographie est l’autre point fort de La Puce et sonde l’intime sans jamais le salir ni le vulgariser ! Le film forme une sorte de "diptyque" avec le précédent travail de la réalisatrice, Les Vacances (un court-métrage narrant le conflit entre une adolescente qui souhaite partir en vacances et sa mère qui n’a plus un sou pour la satisfaire) mais peut être vu et apprécié de manière indépendante. Drapé d’une atmosphère sensuelle, palpable et pudique, La Puce nous parle avec justesse des premiers émois sexuels et des contradictions entre envies et appréhensions à un âge où tout ressemble à une épreuve de force. Emmanuelle Bercot nous offre là une petite clé de lecture intéressante d’un monde qui reste obscur et difficile à saisir pour n’importe quel adulte: l’adolescence… A ranger aux côtés de Get Born et 12 and Holding !
Dernier chapitre de ma "trilogie musicale"... (Pop, Electro, B.O.F. / Musiques de films, Jazz, Musique du monde, ...)
Pour prolonger un peu l'été (qui n'est officiellement pas encore terminé !), j'ai (encore) créé deux nouvelles playlists de 50 pistes chacune (toujours sous Deezer): Relax ! #3 (généraliste: rock, pop, jazz, metal, musique classique, ...) et BOF Box #3 (que des musiques de films !). Ce dernier article musical de l'été ainsi que les deux précédents (L'été en musique, ça vous dit ? pour juillet et "L'été en musique, ça vous dit ?" ... ... ... Le retour ! pour août) constituent une trilogie musicale très personnelle... Certains titres sont des souvenirs de rencontres (comme Millionãr, du groupe allemand Die Prinzen; ou encore Chop Suey!, des tonitruants System of a Down), d'autres d'émouvantes découvertes culturelles (comme le somptueux thème de Moby qui clôt le film Heat, God Moving Over The Face Of The Waters... Un énorme moment de cinéma !), ou d'autres encore de très récents coups de coeur qui me font croire en l'avenir (l'islandaise Olöf Arnalds et son magnifique album Innundir Skinni, par exemple), ... Dis-moi ce que tu écoutes, je te dirai qui tu es ! Voilà sur quel principe j'ai construit ces 6 playlists estivales... Histoire d'en "raconter" un peu plus sur moi, par respect pour mes visiteuses et visiteurs réguliers.
Petit rappel: l’accès gratuit à Deezer est très limité pour ceux qui n’ont pas de compte et un peu moins limité (5 heures d’écoute en ligne par mois) pour ceux qui en possèdent un (hors abonnement "Premium") ! Vous pouvez créer un compte gratuit chez Deezer en cliquant sur "Créer un compte" en haut à droite de la page d'accueil.
Ici, deux choix s'offrent à vous: soit écouter directement la musique à partir des deux lecteurs ci-dessous, soit aller écouter les playlists sur Deezer (pour ce faire, cliquez sur les noms des playlists). Je vous souhaite à toutes et à tous une très agréable écoute ! N.B.: il se peut que les lecteurs Deezer "bugguent" (on va dire ça comme ça... :-/) et n'autorisent pas toujours l'écoute complète sur certains morceaux (droits d'auteur et de diffusion, quand tu nous tiens !) ! Si c'est le cas (et je pense que ce le sera), n'hésitez pas à vous rendre directement sur le site Deezer pour écouter les playlists sans la moindre restriction (rappel: il suffit de cliquer sur les noms des deux playlists).
Relax ! #3 (50 titres - durée totale: 4h06)
BOF Box #3 (50 titres - durée totale: 3h33)













