31 juillet 2011

Duel (de Steven Spielberg)

Duel

Duel

Aujourd’hui, place à un poids lourd de la catégorie des grands classiques du cinéma… Duel ! … … … Oui, je sais… J’ai un humour déplorable ! Premier film du grand Steven Spielberg et premier Grand Prix du très fameux Festival international du film fantastique d'Avoriaz (en 1973), Duel était au départ un téléfilm qui, fort de son succès, a gagné le droit de sortir dans les salles obscures quelques années plus tard. Cette simple histoire d’un automobiliste qui se retrouve traqué par un camionneur fou sur les routes désertiques californiennes a permis au futur réalisateur d’E.T. de se forger très rapidement une réputation ! Avec trois bouts de ficelles, Spielberg nous livre là un long métrage tendu, nerveux et captivant oscillant entre trois genres bien marqués: le film fantastique (on ne voit jamais le visage du camionneur, on ne connaît pas ses intentions et son véhicule a l’air tout droit sorti de l’enfer avec sa couleur rouille et les nombreuses plaques d'immatriculation accrochées à l'avant en guise de macabres "trophées"), le road movie (tout le film est une course-poursuite entre le mystérieux chauffeur de poids lourd et le représentant de commerce dans sa Plymouth) et le western (le titre du film, les décors désertiques de Californie et certains plans de caméra en attestent). Les points forts de Duel sont la photographie (avec une étrange mais superbe dominante rouge / orange), l’interprétation (l’excellent Dennis Weaver a largement contribué à la réussite de ce huis-clos de même que Carey Loftin, le cascadeur qui conduisait le camion), le montage (Frank Moriss mérite d’être cité), la mise en scène et bien sûr la réalisation ! La B.O. est également très solide et se distingue par sa discrétion… Je m’explique: elle entretient le suspense un peu à la manière d’un tisonnier qui raviverait des braises encore fumantes. Les grandes B.O.F. sont souvent celles qui savent se faire discrètes afin de servir au mieux le déroulement de l’intrigue du film… Et la musique de Billy Goldenberg est un modèle du genre ! Duel est une œuvre aussi oppressante qu’exaltante nous plongeant dans une chasse à l’homme dont l’absence de raison, de logique et de motivation (notamment chez le "traqueur") nous montre, au fond, que l’homme n’est qu’un animal qui ne pense plus qu’à une seule chose lorsqu'il se sent en danger… Sa survie ! Tout civilisé et innocent qu’il est ! La lente transformation qu’opère le personnage incarné par Weaver, passant de la "gazelle apeurée" au "vieux lion acculé prêt à en découdre pour sauver sa peau", est en ce sens fort remarquable ! Et la simplicité de cette métaphore (un duel entre deux hommes qui ne se connaissent pas et qui vont s’affronter pour survivre) proposée par Spielberg est la meilleure des démonstrations de la grande part d’animalité qui sommeille en chacun de nous ! Et pourtant, une question à laquelle je ne peux répondre me taraude l’esprit… Affronter quelqu’un et le pousser dans ses derniers retranchements n’est-il pas finalement le meilleur moyen de connaître sa vraie nature ? Et en même temps, est-ce important et constructif de connaître la vraie nature de quelqu’un ? Personnellement, je pense que non. Il faut savoir avancer avec autrui et lui faire confiance tout en acceptant des zones d’ombre chez lui… C’est ma définition de l’amitié, en somme. Bien, je m’aperçois que j’ai drôlement dérivé du "sujet"… Preuve que Duel est un film moins simpliste qu’il ne semble l’être ! Il est au contraire complexe, troublant et fascinant à la fois. A voir absolument !

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28 juillet 2011

Les Ruines (de Carter Smith)

Les Ruines

Les_Ruines

Si Les Ruines n’est certainement pas le meilleur film d’horreur qu’il m’ait été donné de voir (attention, il n’en demeure pas moins de très bonne qualité), je peux toutefois dire sans conteste qu’il s’agit de l’une des œuvres les plus originales dans ce genre… Voir la plus originale ! Bien sûr, je n’ai pas vu tous les films d’horreur qui existent en ce monde (loin de moi cette prétention)… Mais c’est un genre que je connais assez bien et pour lequel j’ai une certaine «affection» ! L’histoire, très rapidement: des étudiants partent en vacances se détendre dans la jungle mexicaine (drôle d’idée, me direz-vous) et entreprennent la visite des ruines d’une pyramide maya qui ne figurent sur aucune carte bon marché pour touriste… Ce qu’ils ignorent, c’est que cette pyramide cache un terrible secret que des autochtones, des descendants mayas, veulent absolument protéger… Par n’importe quel moyen ! Lorsque ces derniers commencent à se montrer particulièrement agressifs, nos chers étudiants ont la «brillante» idée de se réfugier au sommet de la pyramide… Laquelle, bizarrement, a l’air d’effrayer grandement ces autochtones qui se refusent à l’approcher de trop près… Pensant être temporairement en sécurité bien qu’encerclés, ces vacanciers infortunés ne se doutent pas qu’un danger encore plus grand sommeille dans ce mystérieux lieu qui leurs sert d’abri ! Un danger qui n’a rien d’humain… Mais quelle peut bien être cette énigmatique menace ? Vous croyez que je vais vous le dire ? Vous me connaissez mal. … … … Allez, je vais me montrer magnanime… Ce «danger encore plus grand [qui] sommeille», ce sont les plantes, pardi ! La végétation ! Et oui, Les Ruines est un film d’horreur écolo ! Un film où des hommes, et plus précisément des touristes (c’est important), deviennent les proies de plantes ancestrales voulant à tout prix conserver leur sanctuaire intact et «propre», loin de la souillure humaine ! Mais ce ne sont pas vraiment des plantes carnivores au sens où on l’entend communément, non… Elles s’infiltrent dans l’anatomie humaine et se l’approprient (en quelque sorte), s’en servant comme d’un «socle» ou d’un terreau pour perpétuer leur espèce et mieux vivre. Bien que la nature soit un modèle d’harmonie (contrairement à l’espèce humaine), l’œuvre de Carter Smith part du postulat de base suivant: puisque nous ne savons pas (ou plutôt, nous ne voulons pas) vivre en harmonie avec la nature, pourquoi la nature ne ferait-elle pas de même ? Pourquoi ne se révolterait-elle pas contre l’homme qui l’agresse sans arrêt ? Pourquoi le respecterait-elle, après tout ? Autant avec fantaisie (mais une fantaisie macabre et gore – par moments) qu’avec virulence, Les Ruines s’attaque à la question délicate du tourisme à outrance, du tourisme qui ne participe pas à la préservation des sites historiques et/ou environnementaux, du tourisme sauvage et ignorant. Je dois bien avouer que, par moments, j’ai pris un plaisir sadique à voir les plantes reprendre leurs droits sur les protagonistes du film ! Le long métrage de Smith montre bien aussi que la nature est une chose sur laquelle l’homme, quoi qu’il en dise, n’aura jamais le contrôle. Preuve en est la petite communauté de descendants mayas qui tente de protéger la pyramide des intrus (afin de contenir le «mal») mais ne sait pas vraiment quoi faire d’elle et ses maudites plantes ! C’est plus un fardeau qu’autre chose. Au passage, il est important de savoir qu’il existe deux fins différentes… L’une est un «happy end» qui voit une personne s’en sortir in extremis (c’est la fin officielle). L’autre est plus intéressante et en accord avec le propos du film: on y voit la même personne s’en sortir toujours de justesse mais on se rend très vite compte qu’elle est contaminée par les plantes ! Du coup, elle permet à la fameuse plante prédatrice de sortir du temple dans lequel les autochtones tentaient de la cantonner et d’étendre son «terrain de chasse»… Cette fin est uniquement disponible sur DVD (dans les bonus). Sinon, le film est bien réalisé, les acteurs jouent bien, et les effets spéciaux tiennent la route. Mais rien de bien extraordinaire non plus... Il faut se tourner vers la B.O. (l’excellent Graeme Revell est aux manettes !) et les décors pour trouver là les vrais points forts participant pour beaucoup à l’atmosphère un peu «sauvage» dégagée par Les Ruines. Mais en scrutant plus en profondeur le staff, on trouve une vraie surprise: l’un des principaux producteurs du film n’est autre que Ben Stiller, le célèbre acteur comique américain ayant joué dans Mary à tout prix, Mystery Men, Dodgeball, Mon beau-père et moi ou encore La Nuit au musée ! Un comique qui produit un film d’horreur… Mais pas n’importe lequel ! Un film d’horreur intelligent et engagé, un peu trash et viscéral par instants il est vrai (attention à certaines scènes bien sanglantes !), qui se pose en véritable ovni du genre tout en en conservant certains des codes traditionnels. Une fable écolo horrifique à suspense qui ravira les amateurs de films d’horreur originaux !

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25 juillet 2011

Un an déjà...

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Et oui... Mon blog fête déjà sa première année d'existence ! A la base, je m'étais lancé dans cette aventure suite à la suppression de mon compte Allociné, site Internet très insatisfaisant sur le plan intellectuel (que de problèmes avec la notation des films !)... Sans parler des nombreux soucis informatiques et de la maintenance complètement absente ! Bref... Bilan général de cette première année... [roulements de tambour] ... Pas mal. Le premier enseignement que j'en tire... C'est qu'un blog, ça prend vachement de temps ! Entre les pépins techniques, les rédactions et relectures de mes chroniques, les réponses aux commentaires (je tiens à répondre à chaque commentaire !), ... Dur dur... Surtout que je n'ai pas toujours un ordinateur à ma disposition ! Mais je suis quand même assez content pour deux raisons: la première, il est vrai égoïste, est que je peux parler de cinéma comme je le souhaite et avec plaisir ! La seconde, c'est que je peux partager cela avec certaines personnes (en l'occurrence vous !) ! Donc... Va pour une année supplémentaire ! :-)

Maintenant, pour celles et ceux qui souhaitent avoir certains détails "techniques", voici quelques chiffres:

Concernant "mon public"...

Nombre de visiteurs: 8263 (soit environ 689 visiteurs par mois) - J'ai, en gros, une bonne dizaine d'habitué(e)s (au passage, un grand merci à eux... Et plus particulièrement à Dom, Méline et un mystérieux visiteur d'Afrique du Sud !). Pour terminer sur les visiteurs, j'ai grosso modo 75 à 80 % de français et 20 à 25 % d'étrangers (les nations les plus représentées parmi eux sont la Belgique, la Suisse, le Canada, les Etats-Unis, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie).

Nombre de visites: 13200 (soit 1100 visites par mois)

Concernant le contenu de mon blog...

Nombre de films chroniqués: 160 (soit entre 13 et 14 films par mois)

Nombre d'articles publiés: 108 (soit 9 articles par mois)

Vidéos disponibles: 3 vidéo-clips (soit 19 minutes et 49 secondes), 4 courts-métrages classiques (soit 24 minutes et 19 secondes), 9 documentaires (soit 5 heures, 14 minutes et 52 secondes) et 20 courts-métrages d'animation (soit 1 heure, 45 minutes et 50 secondes)... Soit un total de 7 heures, 44 minutes et 50 secondes réparties sur 36 films différents !

Quizz disponibles: 13 quizz différents pour un total de 400 questions... Mais ils sont un peu austères sur le plan technique, je le reconnais ! ;-)

Voilà ! Quelques progrès restent à faire concernant "l'emballage" du blog (améliorer notamment l'ergonomie)... Mais pour le reste, le ton ne changera pas d'un pouce ! :-)

Encore un grand merci à vous toutes et tous ! :-)

Gianni

Youpi

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24 juillet 2011

Hommage à la très grande Amy Winehouse + The Rose (de Mark Rydell)

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Amy Winehouse est morte ! Et c’est une terrible tragédie… Non seulement pour ses proches et ses nombreux fans mais également pour la Musique, à laquelle elle aurait pu encore apporter tant de bonnes choses ! Sa voix soul puissante, profonde et chaude à la fois, son groove unique et son style musical oscillant entre le blues, le jazz et la soul (avec quelques incursions dans le reggae et le R’n’B) vont grandement manquer à un monde musical en berne depuis quelques années. L’une des plus grandes voix de ces dernières décennies s’est éteinte hier à l’âge de 27 ans et nous laisse un album cultissime, Back To Black, que je vous propose de (ré)écouter via le lien Deezer ci-dessous. Pour lui rendre encore un peu plus hommage dans cet article, je vous ai mis à disposition le somptueux vidéo-clip de sa non moins somptueuse chanson Back To Black. "I died a hundred times.", disait-elle dans cette chanson… Et c’est vrai, nous pleurons une Artiste qui était en fait déjà morte depuis longtemps ! Cette étrange sensation d’entendre une voix "d’outre-tombe" nous parler de sa solitude, de ses graves problèmes d’addiction, de ses douleurs amoureuses et de son désir de liberté recouvrait toutes ses chansons sans pour autant sonner comme un appel à l’aide… Une façon de nous dire, en quelque sorte: "Voilà qui je suis et ce que j’ai vécu et vis encore… Et c’est comme ça, point." [N.D.L.R.: pour ne pas dire autre chose...] … Comme si le destin était invincible. Peut-être qu’il l’est, après tout… De manière plus personnelle, j’ai également fait la chronique du film The Rose, chronique que je lui dédie très modestement… Une vraie passionnée vient de nous quitter.

L'album Back To Black d'Amy Winehouse sur Deezer

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The Rose

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C’est une étrange coïncidence que celle de voir le film The Rose et, quelques jours après, apprendre la mort d’Amy Winehouse dans la même semaine… Foutu hasard. Le film de Rydell est une libre adaptation de la vie de Janis Joplin (morte elle aussi à 27 ans)… Mais aurait pu tout aussi bien correspondre à la vie de la chanteuse de Rehab ! L’histoire: Mary Rose Foster, AKA The Rose, est une icône du rock (on peut même dire du blues rock) qui aimerait en finir avec sa carrière. Trop de pressions médiatiques et d’enjeux économiques, les concerts à répétition, être sans arrêt sur la route, … Tout ça la rend folle ! Elle en parle à son manager qui, quant à lui, ne voit que les répercussions financières de l’éventuel arrêt ou mise entre parenthèses de la carrière de sa "protégée"… Il tente par tous les moyens de l’en dissuader, se fichant pas mal de la santé de Mary Rose. Elle a pourtant fait des efforts dans le passé en arrêtant la drogue afin de poursuivre sa carrière de la meilleure manière possible… Mais la fatigue est si grande que la tentation de replonger se fait de plus en plus pressante. Et l’alcool qu’elle ingurgite lourdement ne suffit plus à lui donner la force nécessaire de continuer sur ce rythme ! Un soir, le hasard lui fait rencontrer un chauffeur de limousine, Houston Dyer, alors qu’elle essaie de fuir sa vie. Voyant la jeune femme au bord de l’épuisement et du désespoir, ce dernier décide de la conduire où elle désire et de la divertir. Rose se sent alors plus libre et femme que jamais et une idylle ne tarde pas à naître entre ces deux âmes cabossées… Mais sa vie de rock star la rattrape quand son manager vient lui rappeler que le concert de sa vie l’attend très bientôt… Car avant de se retirer, Rose s’est donnée un but, un ultime challenge: faire LE concert de sa carrière dans sa ville natale ! Elle veut montrer à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas cru en elle l’immense star qu’elle est devenue… Sa façon à elle de prendre sa revanche sur la vie ! Mais les choses ne vont pas exactement se passer comme prévu et Mary Rose va devoir faire un terrible choix: l’amour avec Houston ou l’enfer(mement) de sa carrière (un choix habilement transcrit à travers la splendide affiche ci-dessus !)… Et malheureusement pour elle, elle adoptera la seconde voie. Que nous apprend The Rose ? D’abord, que l’on peut être profondément seul malgré tout le monde qui nous entoure (physiquement parlant, j’entends) ! A ce propos, les dernières paroles de la chanteuse jouée par la stupéfiante Bette Midler sont terribles (lorsqu’elle demande aux gens du public pourquoi ils s’en vont tous alors qu’en réalité elle est en train de mourir sur scène !) ! La solitude est bien le thème majeur de The Rose ! Ensuite, on peut également voir ce film de manière encore plus fataliste et se dire qu’il est impossible de lutter contre son destin… Même avec la plus grande volonté du monde ! Enfin, certains auront peut-être raison d’évacuer toute la violence que peut dégager l'oeuvre pour n’en conserver que le plus beau: la magnifique histoire d’amour entre Mary Rose et Houston ! Une histoire d’amour qui est une manière de dire au spectateur: "Le plus important, c’est ça… L’Amour !". D'autres thèmes, qui "découlent" logiquement des principaux évoqués juste avant, sont présents: la rédemption, le pouvoir du rêve, la liberté, la jeunesse, ... Le long métrage est formellement très réussi mais doit tout (et ce n’est pas galvaudé !) à l’exceptionnelle performance d'une Bette Midler habitée, que ce soit en tant qu’actrice ou en tant que chanteuse (elle interprète elle-même toutes les chansons !) ! L’une des meilleures performances féminines du cinéma, tout simplement ! En conclusion, The Rose est un superbe film (librement inspiré de la vie de Janis Joplin, je le rappelle), sorte de drame musical romantique passionné parlant avec sensibilité et justesse de solitude, de destin et d’amour ! Magnifique !

 EN SAVOIR PLUS:

 Pour ceux qui désirent en savoir plus sur la vie et la carrière d'Amy Winehouse, vous pouvez visiter la page Internet ci-dessous:

Amy Winehouse - Wikipédia

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21 juillet 2011

Un p'tit conseil DVD pour les enfants : Ruzz & Ben (sorti en 2006 chez Doriane Films)

DVD Ruzz & Ben (Doriane Films - 2006)

DVD_RB_et_CMs

J'ai découvert ce DVD il y a de cela trois ans (déjà !) et je tenais beaucoup à vous le présenter ! A travers quatre courts-métrages (de longueurs assez différentes), il aborde plusieurs thèmes essentiels comme (entre autres) le racisme, l'écologie et le respect d'autrui et arrive à les rendre parfaitement accessibles au jeune public tout en conservant un charme indéniable qui fera également craquer les grands (tout au moins, ceux qui ont gardé une âme d'enfant !) ! Si je devais résumer ces quatre oeuvres en un seul mot, je dirais... Harmonie ! L'harmonie entre les peuples, l'harmonie entre l'homme et la nature, ... Au fond, c'est peut-être même le mot le plus important au monde !

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Les quatres films sont:

Ruzz & Ben (de Philippe Jullien) / 26 minutes, à partir de 4 ans

Tadeus (de Philippe jullien et Jean-Pierre Lemouland) / 5 minutes et 30 secondes, à partir de 8 ans

Sans autre t'es rien (de Philippe Jullien) / 4 minutes et 54 secondes, à partir de 4 ans (avec l'aide des parents)

Bennozh dit (de Fabienne Collet et Sébastien Watel) / 3 minutes, à partir de 4 ans (avec l'aide des parents)

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Ruzz & Ben (cliquez sur le titre pour voir un court extrait vidéo du film - en plus de sa fiche)

Ruzz___Ben

Commençons par le court-métrage le plus long (26 minutes) du DVD… Ruzz & Ben ! Réalisé à l'aide de marionnettes (constituées d'un squelette métallique et recouvertes de mousse de latex), ce film multi-récompensé nous narre l’histoire de deux enfants de la ville, Ruzz et Ben, qui essaient de faire voler un cerf-volant par jour de grand vent. Mais les rues sont bondées de gens, ce qui rend la tâche encore plus ardue ! Soudain, le cerf-volant que tient tant bien que mal Ben, bousculé par les passants qui ne le remarquent même pas, s’engouffre dans une ruelle… Et la ficelle finit par céder ! Prenant leur courage à deux mains, nos deux jeunes protagonistes commencent l’exploration de cette fameuse ruelle et découvrent par hasard un mystérieux endroit plein de curiosités végétales (des anémomètres en bois, des canalisations d’eau faites de la même matière, …) qui contraste avec le cadre citadin très pollué. Certains signes un peu bizarres suggèrent même la présence de quelqu’un (notamment des peintures murales et des objets proches de l'Art brut et de l'Art premier - ou Art primitif)… Alors que Ben ne pense qu’à récupérer coûte que coûte son cerf-volant, Ruzz se méfie de ce lieu. Bientôt, elle aperçoit quelqu’un mais n’a pas le temps de bien voir qui c’était… Ou plutôt ce que c’était ! Car en effet, l’étrange hôte de ces lieux les suit à pas feutrés depuis quelques minutes… Je ne vous raconte pas la suite. A vous de découvrir cette histoire inventive pleine d’humour et d’émotions qui est un merveilleux message de tolérance envers autrui et de respect de la nature ! L'image de cette usine désaffectée dans laquelle la nature a repris ses droits (et dont l'un des seuls vestiges est une citerne qui sert de "barque" à Ruzz et Ben) est un symbole d'une rare puissance qui est porteur d'espoir ! L'espoir de voir un jour un monde loin de l'omniprésence du métal, du béton et du pétrole... Un monde où la végétation aurait un peu plus sa place et dans lequel l'homme vivrait en réelle harmonie avec elle ! L’animation, quant à elle, est très belle et la B.O. rend l’ensemble encore plus captivant, alternant avec un certain bonheur des morceaux joyeux et d’autres plus sombres ! Un très beau court-métrage à partager et savourer en famille !

Tadeus (cliquez sur le titre pour voir un court extrait vidéo du film - en plus de sa fiche)

Tadeus

En voilà une œuvre assez étrange… Tadeus raconte l’histoire d’un petit garçon prénommé Tadeus (vous vous en doutiez !) qui débarque un beau jour dans sa nouvelle classe de CM1. Sauf que cette classe est bien loin de l’endroit où il est né… La Tchétchénie ! Mais Tadeus a l’air de bien s’intégrer: il mange tout à la cantine (même les épinards ! … Ce qui épate beaucoup ses nouveaux camarades !), il joue au foot (même s’il est tellement nul que ses nouveaux copains se demandent s’il avait déjà vu un ballon de foot dans sa vie !), il s’est fait une copine (mais ça, ça ne plaît pas à tous les garçons !), … Bref, Tadeus est vite devenu le principal centre d’intérêt des discussions de la cour de récré ! On y parle notamment de la Tchécthénie… Mais un garçon commence à dire qu’il y a trop d’immigrés en France (sûrement quelque chose qu’il a entendu dans sa famille où à la télé et qu’il répète bêtement !), ce qui ne plaît pas à Sergio… Parce que Sergio n’est pas d’origine française, lui non plus. Une bagarre éclate (comme dans toutes les cours de récré du monde !) et Tadeus, voyant cela, essaie de s’interposer. Il tente d’expliquer quelque chose à ses camarades mais ne parle pas français… Malgré tout, on devine que cette bagarre l’a perturbé et qu’il essaie d’expliquer aux autres que la violence ne mène à rien ! Marc, un garçon jaloux de Tadeus et de son petit flirt avec une fille dont il est lui-même amoureux, croit qu’il est en train de dire à tout le monde qu’il veut justement partir avec sa copine… Et ça, Marc ne le supporte pas ! Alors que Tadeus a mis fin à la bagarre, Marc lui décoche un coup de poing en plein visage ! Tadeus ne riposte pas malgré le sang qui coule de son visage… Mais il est très triste ! Et tout le monde autour de lui est triste et apeuré… Même Marc, qui vient de réaliser ce qu’il a fait ! Mélancolique, Tadeus sort de l’école et part alors que la grille se referme derrière lui… Et ainsi se termine ce court-métrage ! Une fin vraiment très triste et qui laisse songeur… Que tirer de cette histoire ? Techniquement, c’est pas mal… Mais la force de Tadeus ne se trouve pas là. Son vrai point fort réside dans sa sensibilité et notamment le ton des dialogues et de la voix off. Car le narrateur de cette émouvante histoire n’est autre qu’un enfant de la classe de Tadeus ! Et le ton de cet enfant parlera forcément aux jeunes spectateurs (à partir de 8 ans, selon moi) ! Le racisme est le thème principal de l’œuvre mais d’autres gravitent autour et sont intimement liés: la guerre, la peur de l’autre et le respect d’autrui, l’éducation, l’immigration, l'exclusion, … Un film fort et poignant, un brin désenchanté, qui sonne comme un cri d’alerte sur la désertion de la tolérance dans nos sociétés occidentales dites «civilisées». Marquant…

Sans autre t'es rien

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Probablement l’œuvre que je préfère sur ce DVD, ce court-métrage (destiné principalement aux enfants) délivre un message aussi simple que puissant: pour préserver la planète, mieux vaut s’entendre entre nous ! Et quand je dis nous, je veux bien sûr parler des peuples de toutes origines ! L’histoire en deux mots: quatre personnages d’origines différentes découvrent une curieuse sphère bleue… En réalité, cette sphère n’est autre que la Terre elle-même ! Notre planète attire d’abord la convoitise de seulement l’un d’entre eux. Mais très vite, les trois autres veulent leurs «parts du gâteau»… Commencent alors une guerre pour la possession de cette bien étrange sphère. Jusqu’au moment où chacun tire si fort de son côté que la planète finit par éclater ! Voyant le terrible résultat qu’ils viennent de provoquer, nos quatre «héros» concentrent ensemble leurs efforts pour reconstruire et remodeler au mieux la Terre. La tentation de posséder la sphère est toujours là mais ils décident finalement de jouer avec elle en se la lançant à tour de rôle, comme s'il s'agissait d'un ballon ! Techniquement, l’animation (là encore des marionnettes, comme pour Ruzz & Ben) est sublime (rappelant par moments Michel Ocelot – notamment dans les phases en «clair-obscur» –) et l’ambiance sonore très travaillée (j’ai bien aimé les bruits de canons au moment où la dispute éclate). Les thèmes abordés sont multiples: racisme, écologie, violence, guerre, respect d'autrui, … Et le tout passe très bien auprès des enfants à partir de 4 ans (avec l’ «assistance» de la famille pour leurs expliquer deux ou trois choses, bien entendu !). Quant au titre, vous aurez, je l’espère, noté son double sens («t’es rien» – terrien) ! Bref, un petit bijou d’animation contre le racisme et pour le respect, le partage et l'échange des ressources terrestres qu’il faut absolument montrer aux plus jeunes ! Faisons fi des préjugés et agissons ensemble pour vivre harmonieusement sur la planète ! Le respect de la nature et de la Terre passe d'abord par le respect mutuel entre les différents peuples ! Les adultes, pour peu qu’ils soient un minimum ouverts, apprécieront également cet indispensable court-métrage ! ! !

Bennozh dit

Bennozh_dit

Le dernier film présent sur ce DVD est un magnifique et poétique court-métrage sur l’essence même du travail d’agriculteur (et d’agricultrice, bien sûr). La relation étroite qu’il entretient avec la Terre, avec les éléments et les saisons. Mais l’intérêt n’est pas que «thématique», non. Il est surtout formel ! D’une part, le poème déclamé est en breton – sous-titré en français – (d’après un texte de la poétesse Añjela Duval) et, d’autre part, la technique employée pour l’animation est on ne peut plus originale ! Elle est entièrement réalisée avec des particules végétales diverses et variées (graines, herbes, épis de blé, …) ! La Terre qui chante la Terre… Quelle somptueuse idée ! Une ode à la nature et à l’agriculture qui ravira petits et grands ! … … … Sans oublier les amateurs de poésie (n’est-ce pas Méline ? ;-)) !

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17 juillet 2011

Espace détente (de Bruno Solo et Yvan Le Bolloc'h)

Espace détente

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Connaissez-vous la série Caméra Café ? Non ? Mais si… Cette série qui réunit différents employés d’une petite entreprise devant la machine à café, le lieu idéal pour observer la faune habituelle du monde de l’entreprise et l’égratigner avec humour ? Ha, enfin ! Et bien, deux de ses créateurs (qui ne sont autres que Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h, un tandem de joyeux drilles) ont eu l’idée logique, vu le succès rencontré sur petit écran, d’en faire un film: Espace détente ! Le résultat est… Brillant ! Pour deux raisons: d’une part, nos deux compères ont su préserver l’ambiance "bande de potes" de la série qui a su conquérir de très nombreux fans et, d’autre part, ils en ont accentué le côté satirique, pourtant déjà bien présent ! L’histoire: nous sommes dans la Veule (une région imaginaire de l’Hexagone), un coin paumé assez rural. Une société qui répond au doux nom de Geugène Electro Stim y est implantée depuis pas mal de temps et survit tant bien que mal grâce à la vente de leur produit phare en matière d’électrostimulation: la C14 ! Un jour, la maison mère qui gère Geugène décide de lui confier la vente d’un nouveau produit plus moderne et complet: le Body Compact ! Tout ce petit monde se met alors en marche: étude de marché, négociations délicates entre Geugène et l’usine destinée à fabriquer le nouvel appareil, … Alors que les choses commencent mal, un mystérieux individu, Arnaud Roussel, est intronisé dans l’équipe par Carole (la responsable du projet de vente dans l’entreprise) afin d’emmener le Body Compact le plus loin possible dans le marché mondial de l’électrostimulation ! Mais l’arrivée de cet expert aux méthodes "mondialistes" va bousculer les habitudes de nos sympathiques employés et créer des embrouilles qui vont quelque peu dégénérer… La corruption, la mondialisation et ses impacts socio-économiques locaux, les travers du fonctionnement d’une entreprise, la faible place des relations humaines dans le monde du travail, l'ambition, l'omniprésence des médias (télé, Internet, ...) dans la vie quotidienne, … Espace détente est autant une comédie déjantée et drôle qu’une comédie satirique ! Chaque interprète maîtrise son personnage depuis longtemps (mention spéciale tout de même à Yvan Le Bolloc’h dans la peau du célèbre Jean-Claude Convenant) et cette osmose qui transpire de la distribution apporte une certaine fluidité à un scénario, une mise en scène et une réalisation déjà bien solides ! Pourtant, le pari n'était pas gagné d'avance... Inventer à chacun des personnages une vie privée cohérente avec la "mythologie" de la série (qui, il faut le savoir, ne les met en scène que sur leur lieu de travail !) était un défi de taille qui aurait pu facilement se transformer en piège fatal pour la réussite du film !  Les décors ont d'ailleurs été subtilement travaillés dans ce sens (il suffit de voir l'intérieur de la maison d'Hervé qui, en bon responsable de CE, entasse les cadeaux fournisseurs chez lui - micro-ondes, bouteilles de mousseux, ...). Mais outre le noyau dur des personnages phares de la série, certains "petits nouveaux" créés à l’occasion du film tirent leur épingle du jeu… A l’image notamment de Thierry Frémont, excellent dans son rôle de "psychopathe du marketing" revanchard ! Un autre point fort du film est sa B.O.. Sortis du contexte, les titres choisis ne sont pas extraordinaires, certes… Mais ils sont placés là où il faut pour accroître au mieux le décalage et le comique de certaines situations ! Prenez la scène du Buffalo Grill… Son ouverture avec Europa de Santana (un thème plein d’emphase et de grandiloquence) contraste avec le minable rendez-vous qu’Hervé propose à Frédérique et ne fait que renforcer l’aspect délicieusement pathétique de l’ensemble du passage. De nombreuses autres scènes sont cultes: le match de foot (génial Tom Novembre !), le plan monté par Hervé et Jean-Claude pour récupérer le PC portable de Roussel, l’ébauche de présentation du Body Compact proposée par Jean-Claude à Nancy ("Qui plus outre et non des moindres, en termes de convaincance"… MYTHIQUE ! ! !), le final dans lequel Frémont se lâche complètement, … C’est simple, tout le film est constitué de scènes cultes ! Sans parler des dialogues ! Outre le "Qui plus outre […]" que j’évoquais juste avant, voici un petit florilège d’autres répliques: "On sonne au château." (Jean-Claude, dans sa roulotte), "Chipo ?" (Jean-Claude, s’adressant à la devanture d’une baraque à frites et pensant que le personnage du logo vient de lui parler alors qu’il s’agit en fait de son ami Hervé caché à l’intérieur !), "Les p’tits vieux gâteux, c’est du gâteau !" (Jean-Claude, se vantant auprès d’Arnaud Roussel d’avoir rapidement vendu une C14 à une personne âgée), "Rhoo qu’est-ce que t’es belle… On dirait une geisha. … HO ! C’est pas des pépites c’est des pralines qu’ils m’ont mis. Ho la vache j’adore ça hé !" (Hervé, d’abord parti pour faire un compliment lourdingue à Frédérique et aussitôt coupé dans son "élan" parce qu’il découvre que sa glace a des pralines… Navrant mais super drôle !), … Bref, Espace détente est un "brûlot", une sorte de pamphlet frondeur (ou rebelle, comme vous voulez) qui critique le monde de l'entreprise et la mondialisation dans la bonne humeur et avec un humour à plusieurs degrés ! C'est un régal de comédie satirique décalée (un peu hystérique par moments) qui ravira autant les fans du vrai Caméra Café que tous les autres ! Une de mes comédies françaises préférées avec Le Créateur, Louise-Michel, Mammuth et La Tour Montparnasse infernale !

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14 juillet 2011

Million Dollar Baby (de Clint Eastwood)

Million Dollar Baby

Million_Dollar_Baby

Un gérant d'une petite salle de boxe, autrefois réputé comme entraîneur, voit débarquer un jour une jeune femme qui désire ardemment devenir une boxeuse professionnelle. D'abord réticent à l'idée de l'aider dans sa "quête", il se laisse finalement convaincre par la motivation de sa nouvelle protégée. Au fur et à mesure de leur collaboration, un profond respect naît entre eux. Un jour, alors qu'il a réussi à faire d'elle une boxeuse de premier plan à la notoriété grandissante, un combat est organisé à Las Vegas avec la championne du monde en titre, réputée pour sa puissance et sa hargne... Il faut vivre ses rêves à fond afin de ne rien regretter le moment du "grand bilan" venu. Voilà le très beau message que délivre ce superbe film de Clint Eastwood et que le personnage d'Hilary Swank résume parfaitement en quelques mots sur son lit de mort... Bien sûr, comme à l'accoutumée chez Eastwood, tout est maîtrisé: réalisation, mise en scène, interprétation, B.O., ... De nombreux thèmes chers au réalisateur sont abordés (toujours avec justesse): la famille, la pauvreté, la religion, la rédemption, le travail, ... Mais je tiens à dire que la partie que j'ai trouvée la plus audacieuse reste la fin du film où le sujet délicat de l'euthanasie est traité avec une véritable sensibilité et une grande maestria. Le choix fait par Frankie, l'entraîneur de Maggie, montre un réel et courageux engagement de la part du réalisateur. La scène où il explique calmement à sa protégée dans le coma ce qu'il s'apprête à lui faire et pourquoi dégage une émotion telle qu'il est difficile de retenir ses larmes... Frankie a mûrement réfléchi son geste et, bien malgré "sa" morale (qui est aussi LA morale), l'a exécuté par amour ! Car l'euthanasie est un geste d'amour ! Quel est l'intérêt de voir une personne que l'on aime mourir dans la souffrance ? Si ce n'est pour souffrir davantage soi-même... Et qu'est-ce qu'être mort ? Dans le cas de Maggie, qui ne pourra plus rien faire de son corps malgré toute sa présence d'esprit, cette question prend tout son sens ! Ne plus pouvoir faire ce que l'on aime le plus au monde... C'est aussi ça la mort ! Et c'est pour ça qu'elle demande à Frankie de l'aider à s'en aller... Pourquoi la justice de notre pays (parmi tant d'autres, malheureusement) pénalise-t-elle encore l'euthanasie ? Qu'y-a-t-il de criminel à faire cela ? Le supplice enduré par l'"exécuteur" n'est-il pas déjà suffisant ? Aborder le sujet de front de la sorte sans tomber dans le pathos n'est pas permis à n'importe quel réalisateur ! Bravo Mr Eastwood !

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10 juillet 2011

2 aventures de Scrat : Gone Nutty (de Carlos Saldanha) et No Time For Nuts (de Chris Renaud et Mike Thurmeier)

Gone Nutty

Gone_Nutty

Probablement la plus connue des aventures de Scrat, Gone Nutty est un petit court-métrage qui nous livre enfin la vérité ultime sur la formation des continents ! … … … Et oui, le responsable de tout ce cirque n’est autre que Scrat, le célèbre écureuil gourmand de L’Age de glace ! Carlos Saldanha, le principal réalisateur des films de la non moins célèbre franchise givrée (la seule à pouvoir rivaliser avec Pixar), nous livre un petit bijou d’humour dans lequel ce personnage attachant, qui a réussi à voler la vedette à Manny, Sid et Diego, n’en fait qu’à sa tête en tenant absolument à agrandir sa collection de glands ! Parfois, il faut savoir se contenter de ce que l’on a… En recherchant plus, on peut finalement trouver moins ! Ma scène préférée est celle où notre pauvre ami un peu idiot se retrouve collé à la glace alors qu’un gland arrive à pleine vitesse sur lui… Bidonnant ! L'univers sonore du film est particulièrement soigné, qu'il s'agisse des bruitages, de la B.O. (le passage avec Tchaïkovski est excellent !) ou encore de la voix de Scrat ! A noter: sa voix, justement, est celle de Chris Wedge, le célèbre créateur de la série L’Age de glace et du magnifique Bunny, un autre court-métrage que je vous conseille vivement de regarder et qui est disponible sur mon blog ! Bref, Gone Nutty est un régal d’animation et de loufoquerie, vibrant hommage aux cartoons d'antan !

No Time For Nuts

No_Time_For_Nuts

 

On monte d’un cran question qualité de l’animation avec une aventure de Scrat plus récente mais moins célèbre: No Time For Nuts (traduisible en français par Pas de Temps Pour les Noix)… Et c’est dommage car celle-ci a plusieurs avantages sur la précédente: déjà, comme je le disais, elle est plus récente et donc mieux réalisée techniquement. Ensuite, elle est un peu plus longue ! Et plus de Scrat, c’est plus de fous rires… Et donc plus de bonheur ! Enfin, l’histoire est plus "élaborée" et tout aussi drôle et "cartoonesque" que la précédente ! Scrat découvre une machine à voyager dans le temps sous la glace ! Alors que notre "héros" l’inspecte, elle se déclenche soudainement et transporte l’éternel gland qu’il trimbale avec lui dans un autre espace-temps ! Scrat décide alors d’utiliser la machine pour retrouver son précieux bien ! Camelot, la Rome Antique, la Révolution Française, le Titanic, … Le voyage s’annonce périlleux mais rien n’arrêtera notre persévérant écureuil… Un drôle de tour d’horizon de grands moments de l’Histoire (je sais… Camelot n’existe pas !) qui, une fois de plus, va mal se terminer pour Scrat ! Le péché de gourmandise va finalement le rattraper dans un épilogue qui, au passage, nous dévoile un futur où la nature n’a plus sa place… "Here stood the last oak tree"… Ici vivait le dernier chêne ! Un monde sans gland… Le cauchemar ultime de Scrat ! ... ... Et le nôtre ? Hilarant !

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07 juillet 2011

Fragile (de Jaume Balaguero)

Fragile

Fragile

Ces derniers temps, je me suis surtout concentré sur des comédies et des films engagés sur le plan social… Donc, et je sais que cela ne va pas plaire à tout le monde (n’est-ce pas Méline ? ^^), retour à un genre que j’affectionne beaucoup: l’horreur ! Mais c’est un retour en douceur puisqu’il s’agit plus d’un film d’épouvante ou d’angoisse que d’horreur, à proprement parlé ! Depuis quelques années, une nation s’est progressivement imposée dans le genre… L’Espagne ! Et Jaume Balaguero est assurément un chef de file majeur de ce mouvement ! Avant le fameux [REC], il avait réalisé un film assez méconnu du public (et pour cause, il n’a jamais été diffusé dans les salles obscures de l’Hexagone !) mais qui fut très estimé par la presse (de nombreuses récompenses à Gérardmer, entre autres). Et c’est ce film, Fragile, que j’aimerais vous faire découvrir ! L’histoire en deux mots: Amy, une infirmière au passé trouble, débarque dans un hôpital pour enfants sur le point d’être évacué, l’endroit étant devenu particulièrement insalubre… Mais de mystérieux phénomènes ont lieu depuis quelques temps. Des enfants qui ont des fractures inexpliquées pendant leur sommeil, des bruits étranges, … Persuadée que quelque chose d’anormal est caché derrière tout ça, Amy va mener son enquête (malgré les réticences de ses collègues et supérieurs) et tout faire pour protéger les enfants avant leur grand départ ! Son intérêt se porte d’abord sur une étrange petite fille solitaire prénommée Maggie. Après avoir sympathisé avec elle, celle-ci lui avoue qu’elle communique en secret avec une certaine «fille mécanique»… Pour rassurer les non amateurs d’hémoglobine fraîche, sachez que ce film a tout basé sur la suggestion et l’atmosphère très «maison hantée» ! Et ça marche ! Pourquoi ? D’abord, le lieu. Un hôpital délabré et isolé qui se vide peu à peu de ses occupants… Vous ne trouverez pas meilleur cadre pour une histoire de fantôme ! Ensuite, la photographie. Des couleurs oscillant entre un bleu nuit crépusculaire et un blanc immaculé (hôpital oblige)… Un régal pour les yeux comme pour les nerfs ! Enfin, la mise en scène et la réalisation ne laissent rien filtrer avant un certain temps, laissant la découverte du fameux fantôme (terrifiant !) arriver tard dans le film et faire son effet ! Mais rassurez-vous, certaines scènes sont très angoissantes et permettent au spectateur de tenir en haleine jusque-là ! Les autres points forts du film sont l’interprétation (Calista Flockhart est fantastique dans son rôle de femme fragile et forte à la fois et Richard Roxburgh – un acteur assez médiocre habituellement – offre ici sa meilleure composition, sobre, délicate et nuancée), la B.O. (subtile, discrète et ensorcelante) et bien sûr le scénario, aussi malin que captivant ! De plus, Fragile aborde (sans toutefois non plus aller très loin) de nombreux thèmes essentiels comme l'enfance et ses besoins vis-à-vis du monde des adultes, la famille, la communication, la solitude, ... Si je devais conseiller un film d’ «horreur» à quelqu’un qui n’aime pas le genre et qui se sent mal à l’aise avec le sang et les «gros sabots» employés par les œuvres habituelles, Fragile serait sans aucun doute le premier titre qui me viendrait à l’esprit ! Subtil, focalisant l’attention du spectateur sur l’atmosphère spectrale et les relations humaines (les personnages sont très bien développés sur le plan psychologique) plutôt que sur la violence «bête et méchante», pourvu d’un scénario qui se rapproche davantage du polar fantastique que du film d’horreur, le long métrage de Balaguero est une sorte de passerelle invitant le spectateur néophyte et/ou réfractaire à comprendre ce qu’est un film d’épouvante (et pas d’horreur !) et à savoir l’apprécier. Mais, malgré tout ça, Fragile n’en demeure pas moins un film tendu et angoissant qui peut effrayer les âmes les plus sensibles et les jeunes enfants ! Enfin, et pour terminer de tenter de convaincre les derniers irréductibles opposants aux films d’horreur, Fragile met aussi en avant une magnifique histoire d’amour (pas au sens basique du terme) entre une femme en pleine reconstruction psychologique et une petite fille esseulée en manque total de repère et de confiance en elle… Un chef-d’œuvre aussi angoissant qu’émouvant !

Posté par Arkelios à 18:07 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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01 juillet 2011

L'été en musique, ça vous dit ? (Pop, Electro, B.O.F. / Musiques de films, Jazz, Musique du monde, ...)

ETE_EN_MUSIQUE

 

Quoi de mieux qu’un peu de musique pour commencer ce mois de juillet particulièrement «caliente»… Hein ?

J’ai créé pour vous (et pour moi ^^) deux playlists de 50 pistes chacune sous Deezer. La première, intitulée Relax ! #1, est généraliste et regroupe aussi bien de la pop que du rock, du jazz, de la musique du monde, … La seconde, BOF Box #1, est un florilège de musiques de films ! Bien sûr, ces 100 titres me sont chers. Mais Deezer étant incomplet, certain(e)s artistes ou morceaux que j’aime n’ont pas pu figurer parmi ces deux sélections… Je pense notamment à Metallica ou encore Tito & Tarantula (sniff... TT).

Quoi qu’il en soit, j’espère que vous apprécierez ces 7 heures et 24 minutes (environ) de musique !

Petit rappel: l’accès gratuit à Deezer est très limité pour ceux qui n’ont pas de compte et un peu moins limité (5 heures d’écoute en ligne par mois) pour ceux qui en possèdent un (hors abonnement "Premium") ! Vous pouvez créer un compte gratuit chez Deezer en cliquant sur "Créer un compte" en haut à droite de la page d'accueil.

Ici, deux choix s'offrent à vous: soit écouter directement la musique à partir des deux lecteurs ci-dessous, soit aller écouter les playlists sur Deezer (pour ce faire, cliquez sur les noms des playlists). Je vous souhaite à toutes et à tous une très agréable écoute ! N.B.: il se peut que les lecteurs Deezer "bugguent" (on va dire ça comme ça... :-/) et n'autorisent pas toujours l'écoute complète sur certains morceaux (droits d'auteur et de diffusion, quand tu nous tiens !) ! Si c'est le cas (et je pense que ce le sera), n'hésitez pas à vous rendre directement sur le site Deezer pour écouter les playlists sans la moindre restriction (rappel: il suffit de cliquer sur les noms des deux playlists).

Relax ! #1 (50 titres - durée totale: 3h59)


Découvrez la playlist Relax ! #1 (by Arkelios)

BOF Box #1 (50 titres - durée totale: 3h25)


Découvrez la playlist BOF Box #1 (by Arkelios) 

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