Predator

Predator

On commence l’année avec un grand classique des années 80: Predator ! Oui… L’affiche est "musclée" et catalogue tout de suite le film… Mais attention aux apparences ! Ce "survival" raconte l’histoire d’un commando (lâché en pleine jungle guatémaltèque pour une opération de sauvetage face à des guérilleros) qui va se retrouver traqué par une créature surnaturelle passionnée de "chasse à l’homme"… Alors inutile de se voiler la face: oui, Predator est avant tout un film d’action et de science-fiction très divertissant (et un peu violent) et oui les personnages et les dialogues ne font pas dans la dentelle. Mais on peut aussi voir le film de John McTiernan comme une œuvre dénonçant l’absurdité de la guerre et mettant en avant le caractère souvent bestial de l’humanité. En effet, le commando de Dutch (sept hommes en tout) massacre un camp de guérilleros (très nombreux) grâce à sa supériorité tactique et technologique… Et quelques temps après, les rôles s’inversent ! Tout seul comme un grand et doté d’un armement "pointu", le Predator va massacrer un par un les membres de ce même commando. Le chasseur devient à son tour le chassé ! Plus le film avance et plus les survivants sont obligés de se mettre au niveau de la bête pour s’en sortir. A la fin, alors qu’il ne reste plus que le personnage incarné par Arnold Schwarzenegger (excellent dans ce film), le rapprochement entre l’homme et le monstre est total ! Dutch se camoufle comme un animal avec de la boue et se fabrique des armes archaïques pour affronter un adversaire qui va peu à peu respecter son "gibier" et le traiter… D’égal à égal ! On peut y voir là une certaine forme de rédemption et d'humilité de l'homme face à ses choix et ses faiblesses. Le grand point fort de Predator, c’est sa sensationnelle B.O. composée par le génial Alan Silvestri (Retour vers le futur, Abyss, Forrest Gump, …) ! Sa musique tribale donne une épaisseur à l’atmosphère du film et l’impression au spectateur d’être juste à côté de ces malheureux "héros", en pleine jungle ! Un film culte à voir et revoir sans modération, bien au-dessus de ses piètres successeurs !